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Henry David Thoreau, sur une forêt du Maine

Cet extrait provient de l’ouvrage de Thoreau, Les forêts du Maine, Paris, Éditions Payot & Rivages, 2018, p. 149s.

Qui décrira la douceur indicible et la vie immortelle de cette austère forêt, où la Nature, même au cœur de l’hiver, est toujours à son printemps, où les arbres couverts de mousse et en état de décomposition ne sont pas vieux mais semblent dotés d’une jeunesse éternelle ; et la Nature bienheureuse et innocente, tel un enfant serein, est trop contente pour faire du bruit, à l’exception du gazouillement des oiseaux et du clapotis des ruisseaux ?

 Quel endroit pour vivre, pour mourir et y être enterré ! Il est certain que les hommes y pourraient vivre éternellement et se rire de la mort et du tombeau. Ils ne pourraient pas y avoir de ces pensées associées au cimetière de village — qui font une tombe de chacun de ces tertres humides et verdoyants !

 Que meurt et soit enterré qui veut,

Moi, j’entends continuer d’y vivre ;

Ma nature ne cesse de rajeunir,

Au milieu des pins primitifs.

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