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Vive la lune !

Déplaçons-nous. Rendons-nous à une réunion du conseil municipal de la ville de Longueuil. Le journaliste de La Patrie nous accompagne. Manifestement, nous sommes de bonne heure dans la saison. Rien ne presse pour éclairer les rues.

Répondant à une interpellation du maire, le président du comité du feu et de l’éclairage dit que la lune éclairant, cela dispense la ville de se servir de fanaux. Lorsque la neige aura disparu et que les nuits seront plus sombres, le comité verra à faire éclairer les rues.

Hé, dites, Longueuilloises, Longueuillois, vous venez donc d’un temps où on s’éclairait à la lune !

 

Cet entrefilet paraît dans La Patrie du 22 mars 1899.

L’image coiffant cet article provient de La Bonne Chanson, dix albums qu’on appelait Cahiers, parus de 1938 à 1951, du musicologue Charles-Émile Gadbois (1906-1981). Elle apparaît dans la série de manuels Chantons la bonne chanson à l’école, 1957, Première, deuxième et troisième années, faisant partie du programme officiel du cours primaire, manuels approuvés par le Comité catholique du Conseil de l’Instruction publique.

4 commentaires Publier un commentaire
  1. Revoir une page du cahier de “La Bonne chanson” ce matin me fit penser à Charles Aznavour et sa Bohème”(…) je vous parle d`un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaitre(…) Dans notre culture de l`instantanné et des gadgets électroniques,des médias sociaux et de l`écriture phonétique,l`apprentissage de notre langue y prend tout un coup.Quand mes enfants étaient à l`élémentaire ils m`émerveillaient avec leurs habiletés informatiques.Mais ils n`ont jamais appris à bien écrire leur langue maternelle.La réforme scolaire du temps privilégiait l`acquisition des habiletés et non le contenu. J`ai vécu 3 réformes scolaires pendant ma carrière d`enseignant et toutes banalisaitent l`acquisistion de la langue par la lecture,la dictée,la chanson.La répétition d`un texte n`est pas une panacée en soi mais c`est une méthode d`apprentissage qui peut avoir des avantages. A mon école élémentaire dans les années `50,au Saguenay nous utilisions les cahiers de la Bonne Chanson le vendredi après-midi pour nous relaxer(pour nous récompenser selon l`enseignante…) Sans le savoir,par intuition,notre professeure nous donnait du contenu pour mieux maitriser le francais et c`est ce qui manque aujourd`hui dans nos écoles….Oh Nostalgie quand tu nous tiens

    3 avril 2012
  2. Jean Provencher #

    Merci, Jacques. Dans mon cas, ces vieux cahiers de «La Bonne Chanson», je les ai conservés jusqu’à ce jour, incapable jamais de les envoyer au recyclage. Et nous appréciions tout autant les dessins accolés à chacune des chansons que l’envie de nous mettre immédiatement à les interpréter. Et voilà que les Longueuilloises-Longueuillois, qui s’éclairent à la lune, m’y font revenir. Merci à vous, gens du pays de Longueuil.

    3 avril 2012

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