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La Saint-Blaise (3 février)

Des cierges

Il y a une centaine d’années, dans certaines paroisses du Québec, celles où des personnes étaient frappées par le goître, on se rendait à l’église, espérant une intercession de saint Blaise.

Saint Blaise était évêque à Sébaste en Arménie au commencement du quatrième siècle. S’étant retiré sur une montagne pour y vivre dans une caverne, il y fut découvert par les soldats d’Agricola, gouverneur de la Cappadoce et de la petite Arménie, et jeté en prison pour être soumis à la torture et attendre le dernier supplice qu’il devait bientôt subir avec un grand nombre de ses ouailles.

On amenait à ce bienheureux prisonnier tous les malades des environs; parmi eux, se trouva un jeune enfant qui, en mangeant du poisson, avait avalé une arête qui l’étranglait et le réduisait presque à l’extrémité. Sa mère le mis au pied du sain, et lui demanda son secours avec beaucoup de larmes et de soupirs; il pria Notre Seigneur de lui donner la santé, et à tous ceux qui étant travaillés d’un mal semblable, se recommanderaient à lui, et l’enfant fut guéri aussitôt.

Depuis la mort du saint martyr, un grand nombre de personnes incommodées du mal de gorge ont été soulagées par son intercession, et cette dévotion spéciale s’est perpétuée jusqu’à nos jours. Elle est populaire en Canada, et spécialement dans le diocèse de Montréal où tous les ans elle donne lieu, le jour de la fête du bienheureux, à une cérémonie fort touchante qui se fait à la cathédrale et dans plusieurs autres églises.

Ce jour-là, on bénit avec une formule spéciale des cierges en l’honneur du Thaumaturge; le célébrant applique ensuite ces cierges, disposés en forme de croix, sur la gorge de ceux qui se présentent, et il récite cette prière : «Par l’intercession de Saint Blaise, évêque et martyr, que le Seigneur vous préserve du mal de gorge et de tout autre mal. Au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit. »

 

Le Sorelois (Sorel), 12 février 1892.

Ce n’est qu’au 20e siècle qu’on découvrira que cette maladie de la glande thyroïde venait d’un manque d’iode.

Vous trouverez quelques pages ici même sur la Saint-Blaise. Il existe une page Wikipédia sur le goître, de même qu’une autre sur saint Blaise.

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