Skip to content

Bientôt apparaîtront les grands Empress

En 1882, si la construction navale à Québec périclite, voici qu’ailleurs on se met à rêver aux grands Empress. Deux industriels, Jacob Lorillard et Austin Corbin, veulent mettre en place une ligne transatlantique de navires à vapeur rapide. Les deux hommes sont en train d’amasser des capitaux.

« Les steamers de la nouvelle ligne ne toucheront à aucun port intermédiaire et devront faire la traversée en six jours. Quand le service sera organisé, les administrateurs de la compagnie demanderont au gouvernement américain un contrat pour le transport des malles, le prix étant proportionné à la rapidité avec laquelle le transport des matières postales sera opéré, avec stipulation que, dans le cas où ce transport durera plus de sept jours, la compagnie n’aura droit à aucune rémunération. »

« Le type des steamers à employer n’est pas encore définitivement arrêté, mais il est décidé qu’ils seront pourvus d’une hélice simple, qu’ils auront 500 pieds de long sur 50 à 52 de large, et que leur force sera de 12,000 chevaux par 7,000 tonnes de déplacement au lieu de la proportion ordinaire de 6,000 chevaux par 11,000 tonnes. Dans ces conditions, plusieurs constructeurs offrent de livrer des steamers d’une vitesse garantie de 500 milles par jour ou 20 nœuds et demi par heure par un temps ordinaire. »

« Chaque steamer aura des compartiments étanches assez nombreux pour être insubmersible, et pourra recevoir un millier de passagers. Indépendamment des cabines, il y aura dix appartements pour familles, chaque appartement comprenant une salle à manger, trois chambres à coucher, une salle de bain et un cabinet. La question du prix de la traversée sera débattue ultérieurement. »

 

La Patrie (Montréal), 26 janvier 1882.

Ci-haut, l’Empress of Scotland.

No comments yet

Publier un commentaire

Votre adresse courriel ne sera pas publiée. Vous pouvez utiliser des balises HTML de base dans votre commentaire.

S'abonner aux commentaires via RSS