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Jeunes filles, ces propos sont pour vous

1943 ma mereLes personnes du siècle présent conviennent que la félicité et la grandeur positive des peuples naissent et se forment par l’éducation produite au progrès parce qu’elle dépose dans le cœur de l’enfant, dès ses plus tendres années, la semence de la morale et des plus nobles sentiments.

Sans les femmes, dit Proudhon, l’homme serait incapable de soutenir le fardeau de la vie, de garder sa dignité, de remplir sa destinée, de se supporter soi-même.

Sans la femme, déclare Châteaubriand, l’homme serait rude, grossier, solitaire. La femme suspend autour de lui des fleurs de vie, comme les lianes des forêts qui décore le tronc des chênes de leurs guirlandes parfumées.

Tout cela est bien vrai, mais, avec l’éducation superficielle que l’on donne à la plupart des jeunes filles, le rôle de la femme pourrait bien changer.

La femme est destinée à devenir épouse et mère, il sied donc de l’y préparer.

Pourquoi les gens fuient-ils le mariage ?

L’extravagante étourderie de certaines femmes, leur ignorance et leur mépris des détails du ménage contribuent pour une part à cet état de choses. Les jeunes filles une fois mariées deviennent contredisantes, chagrines, coquettes, jalouses. Elles oublient ou plutôt n’ont jamais su que la paix et la bonne harmonie du ménage reposent sur les concessions réciproques entre les époux; qu’une once de tendresse vaut mieux que dix onces de colère; que rien ne retient tant un époux qu’un intérieur propre et bien tenu.

Moins de pianos, de romans et de falbalas mais un peu plus d’économie. Une bonne ménagère est un trésor. Elle fait aimer son intérieur, dont elle est la reine, et déserter les cafés.

Au sein de son foyer, elle trouve le bonheur en rendant les siens heureux et ceux-ci, animés de reconnaissance envers elle, l’aiment et l’écoutent avec respect.

Revenons à des idées plus saines.

Arrière, les femmes vélocipédistes qui portent les pantalons; arrière les femmes aux tendances masculines.

La charmante et douce compagne de l’homme n’est jamais aussi belle que dans le noble rôle de l’ange du foyer.

 

L’Écho des Bois-Francs, 16 février 1901.

Un commentaire Publier un commentaire
  1. Esther #

    Malgré une terrible envie de grincer des dents à cette lecture, il me vient tout de même un sourire. Un certain sourire qui ressemble à un « ‘ouf, heureusement que les temps ont changé! »

    3 février 2015

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