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Une recette de confiture de groseilles !

À Montréal, sous le titre «L’art de bien vivre», dans Le Monde illustré du 24 juillet 1886 ! Voyons voir, voyons voir.

Prenez moitié de groseilles rouges, moitié de blanches, et les égrenez en les écrasant le moins possible; faites-les bouillir quelque peu dans la bassine, avec des framboises à la proportion d’une livre pour quinze de groseilles, et passez le tout au tamis, en pressant bien pour exprimer le jus.

Si vous avez pesé le fruit en grain, mettez demi-livre de sucre pour livre de fruit; si vous pesez le jus, mettez deux livres de sucre clarifié pour trois livres dudit jus, et laissez cuire vos confitures à grand feu, écumez-les bien.

Vous connaîtrez qu’elles sont assez cuites lorsqu’elles formeront à la superficie une grande quantité de petites bulles. On peut aussi s’assurer du degré de cuisson en faisant refroidir un peu les dites confitures; il est suffisant si elles se congèlent.

* * *

Commentaires.

Un peu tarabiscoté tout cela.

J’apprends l’existence de groseilles blanches.

Sans doute ne parle-t-on pas ici de groseilles à maquereau, mais de gadelles, rouges et blanches.

Cela dit, les framboises doivent donner un goût de revenez-y assurément.

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Et l’article y va d’un supplément sur la «Manière de couvrir les pots de confitures» :

Vous aurez soin de ne jamais laisser vos confitures se refroidir dans la bassine, mettez-les chaudes dans vos pots, que vous laissez découverts et dans un lieu où il n’y a point d’humidité, pendant vingt-quatre heures; taillez des ronds de papier de grandeur pareille à la surface de vos pots, trempez ces papiers dans de [la] bonne eau-de-vie et appliquez-les sur vos confitures; couvrez ensuite vos pots de papier fort, ayant eu soin qu’il ne touche pas au papier de dessous; ficelez et serrez vos pots dans un endroit bien sec.

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Il y a plus simple.

2 commentaires Publier un commentaire
  1. Esther #

    Il m’est arrivé de concocter une confiture groseilles mûres, gadelles rouges et framboises… avec une quantité aléatoire de chaque fruit. Les ayant fait mijoter doucement ensemble avec un peu d’eau pour les ramollir, ils ont ensuite été passés à la moulinette pour enlever les peaux et une partie des graines(rien n’est parfait en ce monde…) et sur ce point, s’agit pas d’être chiche, moins il en reste sur la grille, plus vous aurez de matière à confiture…
    Ce bon jus épais recueilli a été gratifié d’une quantité de sucre, soit une portion du “jus” pour trois-quarts de sucre, pas plus.
    La cuisson, vous la connaissez ! Feu doux exigé, puisqu’il y a de la pulpe; faut aussi remuer souvent. Et l’odeur… Un grand sourire s’élargit juste à y penser !

    14 juillet 2014
  2. Jean Provencher #

    Ça me semble bien délicieux !

    Ça me fait penser : les gens qui n’ont pas cuisiné ce genre de chose ne savent absolument pas le temps et le soin que ça demande. Je le voyais bien lorsque je remettais (en cadeau) un pot de gelée ou de confiture à quelqu’un qui remerciait, mais rien de plus, assez froidement, du bout des lèvres. Aussi, ne sachant sur qui je tomberais, suis-je par la suite devenu bien économe avec ce genre de cadeau.

    Changement de sujet. Qui disait : «Le plus beau cadeau qu’on puisse faire à quelqu’un, c’est le cadeau qu’on aimerait qu’on nous fasse» ?

    14 juillet 2014

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