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L’exposition du printemps de chez Paquet

Dans le faubourg Saint-Roch, à Québec, au début du 20e siècle, la grande rue commerciale est la rue Saint-Joseph. Une enfilade de grands magasins attend le visiteur. Le printemps venu, voilà le lieu de ce qu’on appelle des expositions de modes.

Accompagnons le journaliste du Soleil le 30 mars 1909. Attention, manifestement, il semble que la compagnie ait payé cet espace.

Les nombreux visiteurs aux grands magasins Paquet jouissent cette année d’un spectacle extraordinaire tel qu’il ne s’en est jamais vu à Québec auparavant. Des milliers de personnes sont allées en dépit du mauvais temps le jour de l’ouverture et toutes sont unanimes à proclamer que cette exposition de modes est d’un éclat inaccoutumé. […]

Les chapeaux du printemps et de l’été portent des dentelles, des chiffons et des velours tout aussi bien que les fleurs, variant depuis le plus petit bouton de roses jusqu’à l’énorme pivoine. […] La calotte tourmaline et en forme de cône sont [sic] beaucoup en évidence. La forme cloche donne le pas et est souvent garnie d’élégantes petites fleurs. Quant aux couleurs, il est loisible de faire un bon choix; tout ce qui est nécessaire, c’est que le chapeau soit assorti au costume. […]

La robe d’une seule pièce devient de plus en plus populaire si nous en jugeons par les expositions de Paris et de New-York. Naturellement, nous en avons. Ce type de costume a poussé à une forte demande de collerettes, manteaux de dentelle et de soie. La collerette de soirée la plus nouvelle est en satin doux ou en crêpe charmeuse. La jupe très étroite à hanches imperceptibles est encore à la mode, et la ligne de la ceinture, quoique pas encore clairement définie, est cependant plus normale que dans le passé. Les jupes sont assez amples du bas de manière à ne pas gêner la marche. […]

La fumée de Londres et autres nuances de gris sont encore en vogue. L’on recherche partout les tissus doux et même les serges et les lainages sont plus pliables que jamais. Les cachemires doux de belle textures, les foulards, les satins doux sont très répandus et les rayons à joli effet sont ordinairement de la même nuance que l’étoffe quoique d’une texture différente. […] La broderie à la main est toujours d’un bel effet et l’on en verra une quantité sur la Terrasse cet été. […]

La plus grande innovation est sans doute celle qui a trait au corset, car, quel que soit le costume, le corset doit faire ressortir les lignes du corps. C’est la base de l’apparence générale de la personne. Les différents genres de costumes, cette année, font un gros emploi des lignes droites. Les manufacturiers de corsets ont une bonne variété de modèles devant convenir à ces costumes. Il faut donc un choix judicieux du corset. Les lignes droites donnent aux hanches un délié qui convient aux robes de soirée et pour les costumes d’une seule pièce.

Source de la photographie offrant une vue d’ensemble en 1915 du personnel et de l’étalage de la marchandise, dans le rayon des manteaux pour dames chez Paquet : Bibliothèque et Archives nationales du Québec à Québec, Fonds Paquet-Le Syndicat inc, Documents iconographiques, cote P726, S44, P33.

3 commentaires Publier un commentaire
  1. Denis Bastien #

    La compagnie Paquet, que de souvenirs.
    Le rituel du mois d`août pour s`habiller pour la rentrée scolaire.
    Et en décembre, l`arrivée des cadeaux et du Père Noël.
    Parce ce qu`à mon époque, chez Paquet, eux ils avaient le VRAI Père Noël.
    Lui il passait à la télévision. Les autres c`étaient des faux. :o)
    Et ma mère qui était tellement fière de dire qu`elle avait été secrétaire dans sa jeunesse pour ce magasin.
    Merci d`avoir réactivé ce souvenir dans ma mémoire.
    Bonne journée.

    12 avril 2012
  2. Jean Provencher #

    À Trois-Rivières, monsieur Bastien, c’était le Père Noël de chez Fortin.

    12 avril 2012
  3. En effet, la compagnie Paquet évoque bien des souvenirs! Tout comme J.B. Laliberté qui était situé tout près! Étant résident de Lévis, c’était tout un “pélerinage” quand nous y allions, à pied, via le traversier!

    Je me souviens aussi très bien du Père Noël, mais il ne faut pas oublier aussi St-Nicolas, dont j’avais une peur bleue…. ha ha ha !! Cependant, je ne me rappelle pas s’il était chez Paquet ou Laliberté!

    Merci et au plaisir!!

    12 avril 2012

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