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La haute saison des huîtres

Les huîtres sont arrivées. Grande fête pour les gourmets. Les mois d’octobre et novembre sont à Montréal ceux où le plus grand nombre de mollusques s’engloutissent dans les profondeurs caverneuses des estomacs puissants.

Dès la fin de septembre commencent à s’ouvrir les petites shop, dans les magasins non loués, et les dépôts d’huîtres au grand air, le long des voies publiques.

Certains connaisseurs bien coppés les font ouvrir et n’ont qu’à les manger on half shelve. C’est un délice pour eux. D’autres préfèrent se rendre à bord des goélettes, dans le port, et là, ils se rassasient pour un an.

Puisque nous sommes sur le sujet, rappelons cette ronde de Benjamin Sulte pour terminer :

(Air des conspirateurs dans Le Fille de madame Angot)

Fils de la treille
L’hiver, l’été
Un rien réveille
Notre gaîté.
Remplis ton verre,
Bon Canadien,
Et sans mystère
Vide-le bien !

Quand vient l’automne
Lourd et transi
Le froid nous donne
Grand appétit
Avec audace
Le fin mangeur
Rencontre en face
Le franc buveur !

Vive et les huîtres
Et les chansons !
Buvez par litres
Joyeux garçons !
Pour mieux redire
Notre gaité
Mettons la lyre
En liberté.

Huître qui vaille
Au picotin
N’est rien qui vaille
Dans un festin
J’aime la belle
Pinçant le bec
Le plus rebelle
C’est …. la Malpec !

 

Source : Le Monde illustré, 8 novembre 1890.

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