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Des modes même pour les prénoms

Annuellement, quelque part, quelqu’un nous sert un propos sur les prénoms à la mode. Apparence, par exemple, qu’il y aurait en ce moment, au Québec, un retour des prénoms féminins se terminant par un «a». Ma grand-mère maternelle, Valéda Martel, serait donc à la mode.

En 1896, manifestement, ces prénoms en «a» sont en vogue. L’Écho des Bois-Francs, du 1er février 1896, sous le titre «Bizarrerie», rapporte la nouvelle suivante :

Sous ce titre, notre confrère du Courrier de St-Hyacinthe donne une bonne leçon à ceux de nos compatriotes qui ont la déplorable manie de gratifier leurs nouveaux-nés de prénoms baroques et ridicules.

Parmi les noms que des parents, des parrains et des marraines ont évidemment puisé dans les romans décadents, dont nos librairies sont inondées, et dont ils font leur seule nourriture intellectuelle, le confrère cite les suivants : Pour un fils : Albertino, Jehovah, Grovener, Joas, Pétrin (!), Rovilla, Conseille, Amontio ! Pour une fille : Gratia, Ubaldina, Lanrentina, Eolia, Dolorina, Ocarina, Marilda, Louvriana, Delmiria, Abédora ou Domillia.

Aux novateurs et aux amateurs de bizarreries, nous soumettons respectueusement cette nomenclature, tout en leur conseillant de désigner leurs futurs rejetons par des noms moins barbares, moins ridicules et plus chrétiens. Le martyrologe romain n’en manque pas !

 

Ci-haut, ma grand-mère Valéda Martel (1889-1967).

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