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Un bien petit papillon extrêmement rare au Québec

Très nerveux. Qui prend à peine le temps de s’arrêter. Presqu’impossible à photographier.

Voilà le petit Sphinx gracieux (Hemaris gracilis, Graceful Clearwing). Petite tache rouge dans l’herbe d’août.

Le Sphinx colibri mesure 27mm, alors que celui-ci n’en fait que 20. Et les deux préfèrent la vie de jour plutôt que de nuit, pourtant dits de nuit.

Première présence dans l’arche de ce petit Sphinx.

Dans son guide d’identification Les Papillons du Québec (Broquet, 2011, p. 319), l’entomologiste Louis Handfield dit qu’il est rare au Québec dans quelque région que ce soit.

Habitat. Tourbières et terrains acides ; à surveiller aux fleurs dans les tourbières et leur voisinage ainsi que dans les lieux humides.

Et Handfield ajoute cette note : Essentiellement diurne ; adore butiner les fleurs de Syringa [lilas] et de Kalmia en plein soleil au milieu de la journée et au coucher du soleil. Mime le bourdon. Espèce rare. Avis aux chercheurs : sa plante-hôte naturelle exacte est encore matière à discussion. Il est surprenant que ce sphingide n’ait été que très rarement récolté sur la rive sud du fleuve St-Laurent, dans le sud-ouest du Québec (région 1), ce qui pourrait laisser croire que sa plante-hôte naturelle au Québec n’est pas présente dans cette région ou y est extrêmement localisée.

 

Les photographies apparaissant ici furent prises exactement au milieu de la journée et ce papillon heureux était absent par la suite.

La présence de cette petite bête magnifique me convainc d’avoir bien fait de ne pas tondre la pelouse. Non tondu, le milieu se fait plus sauvage et devient plus accueillant.

 

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