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Des histoires comme il s’en passe encore

Et récemment dans les Bois-Francs.

Dans la nuit du 5 au 6 juin, au cours d’un bal donné à la demeure d’un nommé Corbeil, dans le village de Labelle [une municipalité des Hautes-Laurentides, à environ 150 kilomètres au nord-ouest de Montréal], une institutrice, Mlle Mathilda Gaudreau, de St-Jovite dans le district de Terrebonne, aurait, à ce qu’il appert, été forcée de boire jusqu’à ce qu’elle fut ivre et alors des participants du bal se seraient rendus coupables d’indécence sur sa personne. Des suites de cette affaire, Mlle Gaudreau a perdu sa position [son emploi].

Quelques jours après le susdit drame, la victime, Mlle Gaudreau, a porté plainte contre Gildas Matte, Joseph Robert, Jacques Roy, A. Melasippe Desjardins, Jovitte Matte, Ovila Nantel, Ovila Corbeil et Henri Renaud qui selon la plaignante auraient commis un grave attentat sur sa personne pendant qu’elle était sans connaissance.

Lorsque la cause est venue devant les magistrats Bigonesse et Forget, à Labelle, Mlle Gaudreau ne s’est bornée qu’à porter l’accusation contre les deux premiers, Gildas Matte et Joseph Robert.

Ces deux premiers, après l’audition de plusieurs témoins, ont été condamnés à subir leur procès au prochain terme du Banc du Roi à Hull. Les deux prisonniers ont été amenés à Hull, puis après quelques jours ont libérés sous condition, sur un ordre de l’hon. Juge Taschereau. Leur cautionnement a été fixé à $1,000 chacun.

Ce qui est une grosse somme à l’époque.

 

Le Canada (Montréal), 11 août 1904.

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