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Un chroniqueur se fait tristounet par ce temps d’automne

champ mi-recolte

Dans L’Étoile du Nord (Joliette) du 23 octobre 1890, il a donné pour titre à son propos le simple mot Actualité. Et il y va tout d’un souffle.

La feuille tombe, le vent souffle plus froid dans une atmosphère plus maussade, la nuit plus pâle blanchit le trottoir de givre, l’oiseau à huit heures du matin grelotte encore sur la branche de l’arbre dépouillé, le ciel n’offre au regard qu’un aspect désolé, le soleil n’y brille qu’entre deux brouillards chargés d’orage, l’air paraît trouble, les prés ont perdu leur luxuriante verdeur, l’onde épaissie murmure on dirait l’oraison funèbre des splendeurs de la nature qui se dépare et s’endort, Novembre approche, Octobre tire à sa fin, la neige, le froid intense, la bise qui transperce et mord, l’hiver enfin, avec son triste cortège, est à nos portes.

Heureux qui à l’exemple de la fourmi prévoyante s’est prémuni contre les inconvénients de la dure saison.

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