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Des Nicolois gagnent Saint-Ferdinand d’Halifax, dans les Bois-Francs

Au début des années 1830, le mot se passe chez les Nicolois, Certains partent s’installer dans un bien beau coin des Bois-Francs, Saint-Ferdinand, le long du lac William. Un chroniqueur de L’Écho des Bois-Francs du 23 juin 1894 raconte l’événement.

Les deux frères Louis et Charles Simoneau furent les premiers colons-franco-canadiens de St-Ferdinand d’Halifax. Ils partirent de St-Nicolas dans l’automne de 1832, firent une petite clairance sur le 4ème lot du 6ème rang, terre occupée aujourd’hui par Ferdinand Houle, puis retournèrent passer l’hiver à St-Nicolas; revinrent le printemps suivant 1833, semèrent la clairance et s’établirent définitivement dans la paroisse.

Un de ses fils Julien et sa fille Rose, l’épouse d’Ambroise Simoneau, vivent encore et demeurent dans la paroisse; ça poussait bien à St-Ferdinand, car il y a beaucoup de Simoneau maintenant, descendants de Louis et de Charles.

Le deuxième colon fut François Fortier, qui vint aussi de St-Nicolas en 1833; il est mort il y a quelques années à Wolfstown.

Le troisième colon fut Joseph Côté dit Forgeron, il vint de St-Nicolas en 1834, s’établit sur la ½ nord-ouest du premier lot du 5ème rang. Il aimait passionnément sa terre, et il ne l’abandonna jamais. Il est mort il y a 5 ou 6 ans à l’âge patriarcal de 94 ans. Il avait fait la guerre aux Bostonnais en 1812. […] Son fils Joseph possède maintenant cette terre et l’occupe avec avantage.

Joseph Côté dit Fréchette, l’aïeul de L. J. Fréchette, le député de Mégantic aux Communes et père de Louis Fréchette, huissier, fut le quatrième colon. Il vint de St-Nicolas en 1835, il s’établit sur la ½ sud-est du 1er lot du 5ème rang. Il donna plus tard sa terre à son fils Joseph, mort et enterré dans la paroisse. […] Dans la même année, il est venu un grand nombre de colons de St-Nicolas et de Ste-Marie de Beauce.

Les terres de St-Ferdinand avaient une immense réputation; un ancien me disait un jour, dans ce temps-là on semait du sarrasin une fois, puis c’était tout pour dix ans; ça venait tout seul. Je le crois, car sans cela comment verrait-on tant de petits Simoneau, Forgeron, Fréchette, etc., dans la paroisse et tous bien portants ? La population de St-Ferdinand est maintenant d’environ 2120.

 

L’illustration provient du site internet de la municipalité de Saint-Ferdinand, et apparaît dans la sous-section «L’histoire de Saint-Ferdinand».

2 commentaires Publier un commentaire
  1. Mathieu Simoneau #

    En tant que natif de St-Ferdinand et descendant à la fois d’Ambroise Simoneau, de Charles Simoneau, de Joseph Côté dit Fréchette et de François Fortier, je suis vraiment content d’avoir découvert ce texte et je témoigne que ces hommes ont su faire souche dans ce beau coin du Québec, car leurs descendants sont nombreux.

    4 mars 2015
  2. Jean Provencher #

    Cher Monsieur Simoneau, vous me faites beaucoup plaisir également. Souvent, retrouvant des pionniers dans la presse québécoise d’autrefois, je n’hésite pas à échapper leurs noms ici en me disant que quelqu’un, peut-être, retrouvera un jour, ici même sur ce site, un des siens.

    Merci à Vous, cher Monsieur Simoneau.

    4 mars 2015

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