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Mésaventure de ratons laveurs

La scène se passe à Arthabaska, dans la région des Bois-Francs.

Jeudi soir, veille de la Toussaint, trois ratons, vulgo chats sauvages, commirent l’imprudence de venir prendre le frais dans la cour du collège. «Papineau», le chien de la maison, leur eut bientôt donné la chasse et en étrangla un. Un autre s’étant réfugié dans un arbre fut abattu par un adroit coup de feu du Révérend Frère Népotien. Le troisième fripon est encore au large. Tout de même la disparition des deux autres est une bonne aubaine pour les propriétaires de basses-cours, qui depuis quelque temps se plaignaient que leurs gallinacées ne répondaient pas toujours à l’appel.

L’Écho des Bois-Francs, 9 novembre 1895.

On pourra retrouver la conversation de ce cher Jacques Prévert avec un raton laveur à l’article suivant.

La photographie est de Steve McMullen. Mes salutations, cher Steve.

 

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