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Le Junco ardoisé

Voilà, dirait-on, un oiseau qui a peiné à exister chez les ornithologues d’ici et d’ailleurs. Est-ce sa discrétion, son petit chant à peine audible, sa vêture qui n’a pas la flamboyance de d’autres espèces ou l’abondance d’oiseaux portant le générique de «junco» qui ont amené les ornithologues à se tenir loin de lui, à s’en désintéresser ? Chose certaine, le Junco ardoisé (Junco hyemalis, Dark-Eyed Junco) n’a cure du sort que lui a réservé la bête humaine. Il vit simplement sa vie, sans se soucier de notre présence, dirait-on.

Dans son ouvrage Ornithologie du Canada (1861), James Lemoine l’ignore, refuse de s’y frotter. Charles-Eusèbe Dionne, dans Les Oiseaux du Canada (1883) lui consacre quelques lignes. Il l’appelle Pinson niverolle, en anglais, dit-il, Snow Bird. Vingt-trois ans plus tard, en 1906, dans Les Oiseaux de la province de Québec, Dionne s’y arrête davantage. Il le nomme toujours Pinson niverolle et dit qu’il est irrégulièrement distribué au Québec. Commun à Anticosti et à Godbout, sur la Côte Nord, il serait présent à Montréal du 29 mars au 25 octobre et nicherait dans le parc du mont Royal. Selon Dionne, il se voit par bandes au printemps et à l’automne dans la région de Québec, mais jamais l’été. « Cet oiseau qui voyage toujours par petites bandes est facile à reconnaître par sa couleur foncée et les deux plumes latérales de la queue qui sont blanches et se voient bien lorsqu’il vole.»

P. A. Taverner, dans Les Oiseaux de l’Est du Canada (1920), peine à être bavard au sujet de cet oiseau qu’il nomme lui aussi Pinson niverolle. «L’influence du pinson niverolle en agriculture est presque entièrement bienfaisante. Pendant son séjour dans les parties les plus populeuses du pays, il consomme de grandes quantités de semences de mauvaises herbes. Les insectes qu’il mange sont presque tous nuisibles. On ne peut lui en vouloir puisqu’il ne fait de mal ni aux récoltes ni aux fruits.»

Claude Melançon, lui, dans Charmants voisins (1940), aime cet oiseau qu’il dit être Junco ardoisé. On l’appellerait La Nonnette dans les campagnes québécoises «à cause de l’analogie qu’offre son uniforme, en deux teintes de gris, avec le costume d’un ordre religieux». «Gros mangeur de mauvaises graines, c’est un petit être sociable qui fréquente volontiers nos basses-cours et les alentours de nos maisons. Si nous l’aidons à se sustenter quand la neige est tombée, il renonce même à la migration annuelle qui le conduit jusqu’au Mexique et demeure avec nous tout l’hiver à picorer nos offrandes de blé ou de graines de tournesol et à animer nos mornes paysages blancs de ses petits bons énergiques. […] Modeste de manière et d’habit, il passe trop souvent  inaperçu. Ses tsip, tsip très doux ne sont guère compris que de la femelle qui couve 4 à 5 œufs blancs ou bleuâtres dans un nid d’herbe, sur ou près du sol. Mais qui se donne la peine de le chercher ne manque point de le rencontrer près du bois cordé, près des tas de branches, devant les granges et les poulaillers. L’été, il fréquente aussi les brûlés et les champs de bleuets; mais l’automne le ramène dans les guérets, sur le bord des routes et près des habitations. À ce moment, il est parfois associé au Pinson à gorge blanche et aux Bruants. En temps ordinaire, il vit plutôt en petites colonies indépendantes.»

Ce printemps, les Juncos ardoisés sont bien présents chez moi. Combien peuvent-ils être ? Assurément plus d’une vingtaine. Il m’est arrivé, le 28 avril 1996, d’en compter 32. Ils quittent habituellement les lieux entre le 9 et le 17 mai.

55 commentaires Publier un commentaire
  1. Nicole D. #

    Bonjour Jean,
    j’ai vu un premier junco ce matin dans mon épinette de la cour arrière. Ils sont plutôt au sol d’ordinaire mais là il semblait boudé le gazon. La vie reprend des plumes !

    1 mai 2013
  2. Jean Provencher #

    Absolument, chère Nicole !

    1 mai 2013
  3. Daniel #

    Quel plaisir de vous lire alors qu’une dizaine de Juncos parcourent mes plates-bandes dont certaines encore sous la neige, dur dur hiver. Les sizerins s’empiffrent aux mangeoires mais en jetent tellement par terre qu’ils font le bonheur des Juncos, des Bruants a gorge blanche et de je ne sais combien d’écureuils, de mulots, de souris et même d’une belette déjà en habit d’été. Une gelinotte a passée deux semaines avec nous fin mars.
    Merci monsieur Provencher
    Daniel
    Sainte-Anne-des-Lacs

    1 mai 2013
  4. Jean Provencher #

    Merci à vous, cher monsieur Daniel. Manifestement, c’est le bonheur, vous habitez un milieu riche !

    1 mai 2013
  5. Catheryne #

    Bonjour, ce matin, 23 décembre 1 oiseau se nourrit de petites graines que je laisse accrochées prêt de la grande muraille de cèdre dans ma cour. Son pelage gris foncé et son ventre blanc me rappel un souvenir lointain… j’ai déjà vu cet oiseau…

    Quand j’étais petite, ma mère l’hiver, nourrissait les oiseaux, ils y’en avait de toutes sortes dans nos arbres. Nous les regardions par la fenêtre avec les jumelles.

    Je me souviens bien de cet oiseau gris, il mange à sa fin et fait place à un autre qui lui ressemble, mais en plus terne, décoloré … la femelle sans doute.

    Et bien oui, je me souviens maintenant que ma mère, son guide et ses jumelles identifiait les oiseaux pour moi … Junco, c’est bien lui !

    25 ans plus tard, je retrouve un couple de Junco dans ma cour, je tenterai de les garder bien nourrit cet hiver … s’ils veulent bien rester !

    23 décembre 2013
  6. Jean Provencher #

    Dieu, chère Catheryne, que votre message me plaît ! Ces petits oiseaux discrets sont adorables, font leur vie sans s’occuper des autres tout autour, et sont présents même tôt le matin et tard l’après-midi, alors que nous sommes entre chien et loup. Et il faut être attentif pour entendre leur chant.

    Merci, beaucoup, chère Catheryne, vos mots sont précieux.

    23 décembre 2013
  7. Bonjour Monsieur Provencher,
    Grâce à ce petit oiseau charmant, j’ai découvert votre blogue. Je lui en serai toujours reconnaissante. Je vais l’explorer tranquillement et avec ravissement, j’en suis certaine.

    Merci d’être là !
    Rachel (Messidor)

    21 octobre 2014
  8. Jean Provencher #

    Merci infiniment, bien chère Rachel !

    21 octobre 2014
  9. Alain Drolet #

    Bonjour M. Provencher,

    Depuis que j’habite le quartier Saint-Jean-Baptiste (3 ans) j’ai un grand plaisir à observer et à nourrir les oiseaux. Les juncos font partie des nombreuses espèces qui visitent mon patio. Curieusement, malgré que nous soyons rendus à la mi-décembre, j’en ai vu au moins un qui n’a pas fait le voyage vers le Sud. Sont-ils nombreux selon vous à supporter la rudesse de nos hivers? Je présume que la disponibilité de nourriture y est pour quelque chose…

    Merci

    12 décembre 2014
  10. Jean Provencher #

    J’en ai quelques-uns qui ont passé l’hiver avec moi à au moins deux reprises. Si vous leur donnez de la nourriture, ils pourraient vivre avec vous jusqu’au printemps. J’ai parfois l’impression que, comme le Merle d’Amérique, ils migrent pas très loin, peut-être simplement en Nouvelle-Angleterre. Et ils semblent bien supporter nos froids… qui sont de moins n moins froids, à vrai dire.

    12 décembre 2014
  11. karine picard #

    Merci!!!
    J ai installer mes mangeoires avec ma fille de 5 ans , évidemment il en avait autant à terre que dedans. ..en ce 18 avril on aura pas attendu longtemps pour les voir! Ce n’etais pas la première fois que je les voyais mais j ignorais qui ils étaient ! !!ils sont tellement mignons ces juncos!!!!
    Karine et Coralie

    18 avril 2015
  12. Jean Provencher #

    Bravo, bravo, bravo d’avoir mis votre fille à contribution ! Je crois bien que Vous venez de faire naître un intérêt pour la vie. Je me demande même si elle ne se dit pas que c’est elle-même la responsable de la venue de ces oiseaux. Chose certaine, elle doit maintenant prendre beaucoup de plaisir à leur présence. Encore une fois, BRAVO !

    18 avril 2015
  13. Hélène #

    Bonjour Jean,

    Depuis une dizaine de jours, j’ai le privilège d’accueillir dans mon jardin une colonie de juncos ardoisés… Il sont une bonne vingtaine! J’ai cru remarquer un ou deux bruants à gorge blanche parmi eux, et c’est une vraie partie de plaisir de les observer sautiller et voleter un peu partout sur le terrain à la cueillette de graines que je sème à la volée! Ils sont tellement adorables! Ils partagent la nourriture avec quelques tamias et petits écureuils roux. Quant à mes mangeoires, elles sont plutôt fréquentées par les mésanges à tête noire à ce moment-ci.

    J’ai cru comprendre à la lecture de quelques articles que les juncos sont présents au printemps et à l’automne, et plutôt absents l’été. Est-ce juste?

    Si je les nourrissais l’hiver, pensez-vous qu’ils seraient assez robustes pour supporter nos hivers rigoureux? J’habite à Ste-Lucie-des-Laurentides, près de Val-David et les nuits sont souvent autour du moins trente Celsius en janvier-février….

    20 avril 2015
  14. Jean Provencher #

    Ça doit être bien beau chez vous alors, chère Hélène.

    Je crois comprendre, en effet, par mes lectures, que le junco passe l’été plus au nord. Chez moi, il est habituellement présent dans les entre-saisons, au printemps et à l’automne. Il me semble toujours que de passage. Bien qu’il arrive, comme l’an passé, par exemple, que quelques-uns seulement passent l’hiver avec moi. Mais je dirais qu’en règle générale, c’est vraiment un itinérant. Et je ne l’ai jamais vu l’été dans mon coin de pays.

    20 avril 2015
  15. Hélène #

    Merci pour votre réponse! Nous avons nos deux petits couples de canards malards qui sont revenus ce dimanche pour nicher sur la rivière Doncaster, dans une petite anse sur notre terrain!!! Quel beau petit monde, quelle belle faune, ici au Québec!

    20 avril 2015
  16. Jean Provencher #

    Vous avez pleinement raison. Et il nous faut y prendre bonheur.

    20 avril 2015
  17. silvana #

    Merci Jean pour ces si belles photos de Junco. malheureusement, pas l’ombre d’un Junco chez moi. Croyez-vous qu’on peut en avoir en ville?

    21 avril 2015
  18. Jean Provencher #

    En plein cœur de la ville, souvent fort bétonné, asphalté, sans guère d’arbres et de pelouses, les chances sont moindres, c’est certain. Mais on en retrouve, bien sûr, dans les banlieues.

    21 avril 2015
  19. Olivier #

    Bonjour,
    Pour répondre à silvana, oui il est possible d’en voir en ville. J’habite sur le plateau à Montréal et cela fait deux matins de suite que je vois un couple de Juncos dans l’arbre derrière chez moi, ils font des aller-retours pour picorer un sol. Il nichent peut-être sur le Mont-Royal…

    28 avril 2015
  20. Jean Provencher #

    Merci beaucoup de vos observations, monsieur Olivier. Je suis heureux de savoir qu’ils sont aussi de passage en plein cœur de Montréal.

    28 avril 2015
  21. Maude #

    Bonjour M. Provencher,

    J’ai aussi remarqué la présence de ces oiseaux à la campagne.
    Ils sont nombreux cet été. Je voulais vous partager ce comportement
    insolite. J’ai remarqué que ces beaux passereaux adoraient se regarder.
    Les rétroviseurs de la voiture sont plein d’excréments puisqu’ils se
    perchent dessus pour s’admirer dans les vitres. Ainsi qu’en bas de ma
    porte patio ou ils prennent plaisir à regarder leur réflection.
    Des juncos narcissiques? Un selfie avec ça? :)

    15 juin 2015
  22. Jean Provencher #

    Hé, merci beaucoup de ce témoignage, chère Maude ! Jamais n’ai-je entendu parler de ce comportement vraiment étonnant ! Dites, Vous êtes chanceuse d’avoir encore des Juncos chez-vous, les miens sont partis vers le Nord depuis un mois maintenant.

    15 juin 2015
  23. Marlène Tremblay #

    Merci Monsieur Provencher de nous avoir permis d’identifier ces adorables petits Juncos que nous pensions être des mésanges!

    Nous habitons à Laval et comme plusieurs haies de cèdres clôturent les jardins de nos voisins, celles-ci incitent sûrement les petits Juncos à voisiner notre jardin que nous avons muni d’une mangeoire bien garnie. Nous songeons à ajouter un bloc de suif et de graines (vendue dans le commerce) afin de leur procurer un peu d’énergie supplémentaire.

    Nous avons également la chance d’avoir de beaux cardinaux qui fréquentent notre mangeoire, quel plaisir!

    Bonne journée
    Marlène Tremblay

    14 janvier 2016
  24. Jean Provencher #

    Magnifique petit paradis, chère Marlène que Vous habitez ! De nombreux oiseaux (J’allais écrire «tous les oiseaux») aiment les haies. Imaginons-nous oiseaux, on pourrait y trouver place, s’y abriter, s’y même cacher.

    Bien chanceuse êtes-Vous d’avoir aussi des cardinaux ! Moi, ça m’est arrivé qu’une seule fois, un jour de novembre, en 1985, je crois.

    14 janvier 2016
  25. Johanne #

    Nous habitons à Laval et depuis 2 semaines , nous avons des juncos ardoisé à notre mangeoire.
    Étonnamment les nombreuses mésanges qui se nourrissaient à notre mangeoire du matin au soir …sont complètement disparues…
    Est-ce dû à la présence des juncos ?

    25 janvier 2017
  26. Jean Provencher #

    Je ne crois vraiment pas, chère Johanne, que les juncos ont fait fuir vos mésanges.
    Chez moi, je n’ai jamais vu fuir les mésanges pour quelque raison que ce soit. Les mésanges, jamais fort nombreuses, font leur vie en dehors des autres oiseaux, je dirais.

    J’ai même eu un jour une belle Pie grièche pendant quelques jours qui a fait fuir tout le monde, même les geais bleus, mais les mésanges allaient et venaient tout à fait sans se soucier de sa présence.

    25 janvier 2017
  27. Johanne #

    Merci beaucoup M Provencher :)

    25 janvier 2017
  28. Jean Provencher #

    Je Vous en prie, chère Johanne. Vous verrez, vos mésanges vont vous revenir rapidement si elles ne s’attardent pas chez certains de vos voisins !

    25 janvier 2017
  29. Christine Lafleur #

    Bonjour M. Provencher,

    Je visite votre page pour la première fois ce matin suite à une petite recherche sur le junco ardoisé. J’ai beaucoup aimé votre texte. Par ailleurs, suite à l’un de vos commentaires que j’ai lu plus haut, j’aimerais souligner que malgré le béton, il y a beaucoup d’oiseaux en ville (à Montréal). Il y en a une belle variété!
    Mis à part sur les quelques autoroutes qui traversent l’Île et parmi les gratte-ciels, il y a des arbres en grande quantité sur presque toutes les rues.

    Pour ne nommer que quelques-uns de ces oiseaux, j’ai effectivement observé des juncos mais aussi des cardinaux, des hirondelles bicolores, des mésanges à tête noire, des roselins, des sizerins, des chardonnerets jaunes,des pics mineurs et pics chevelus,des geais bleus,des tourterelles tristes, des bruants à gorge blanche,des carouges à épaulettes… Puis, il y a évidemment les oiseaux plus communs (dont certains parfois indésirables) soit moineau, pigeon, goéland à bec cerclé,merle d’Amérique,corbeau,étourneau sansonnet, quiscale bronzé.

    Vous aurez compris que j’aime les oiseaux, que je suis de Montréal et que j’aime ma ville et la nature qu’elle me permet d’observer. Au plaisir de vous relire! Christine Lafleur

    27 février 2017
  30. Jean Provencher #

    Merci beaucoup, chère Madame Lafleur, de nous dire la richesse ornithologique de Montréal. Ça rassure, ça rassure. Et j’aime bien même savoir présents vos oiseaux que vous dites «plus communs». Un certain nombre ont fait le choix de vivre avec nous en pleine ville et, pour cette raison, ils me plaisent particulièrement.

    Merci encore, et tenez bon.

    27 février 2017
  31. Micheline Laperle #

    Il y a environ 2 semaines, quelques individus de juncos ardoisés sont arrivés chez moi en Estrie. J’habite sur un grand terrain entouré de forêts de feuillus et de conifères et de boisés ainsi qu’une petite partie laissée en prairie. Hier, sans exagérer, ils devaient être une centaine sur mon terrain autour de la maison, il y en avait tellement que je ne voyais que des juncos. Ils étaient autour des mangeoires, dans des épinettes près des mangeoires, sur le terrain de tous les côtés de la maison et même dans l’entrée de cour.

    Sur le site de Ornithologie du Québec, plusieurs membres du groupe mentionnaient qu’ils avaient plusieurs juncos ardoisés, du jamais vu à ce jour. À votre connaissance, comment expliquer qu’il y ait autant de juncos cette année?

    Je viens de découvrir votre blogue et je vais y revenir certainement parce qu’il est très intéressant.

    16 avril 2017
  32. Jean Provencher #

    Merci beaucoup, chère Madame Laperle.

    Vous avez bien raison, chez moi, dans les Bois-Francs, les juncos remontent vers le Nord en ce moment et je ne les ai jamais vus aussi nombreux. Ils sont partout.

    Comment expliquer cette abondance cette année ? C’est tant mieux, mais bien difficile de savoir pourquoi. Les conditions idéales plus au sud où ils ont passé l’hiver ? Le «couloir» québécois, à cause des milieux variés, qu’ils choisissent en ce moment pour leur course vers le Nord ?

    L’an passé, rappelez-vous, l’heure était au Tarin des pins, de la fin de janvier jusqu’à la fin de mai. Même que des observateurs m’envoyaient des messages pour se plaindre qu’ils «avaient sans doute fait peur» à leurs chardonnerets, leurs roselins ou leurs sizerins. Et je leur répondais d’en profiter, car l’apparition du Tarin des pins est aléatoire. Cette année, aucun Tarin des pins chez moi, absolument aucun.

    La Nature bat comme un cœur qui bat. Elle connaît des pulsions. C’est un vaste monde que nous commençons à peine à connaître.

    Joyeuses Pâques à Vous et profitez bien de vos juncos, le temps qu’ils sont là ! Les miens me semblent bien heureux de la vie. Je les contemple, d’autant plus que je sais qu’ils ne sont que de passage.

    Et soyez prudente avec les interprétations qu’on peut nous donner.

    16 avril 2017
  33. Cette année pour la première fois chez moi ici immense jardin de fleurs de toute sortes et ferme tout près il y en a une méchante trollé je les adore comme je nourrit étée comme hiver tout les oiseaux ils ne voudront plus partir à mon grand bonheur

    28 avril 2017
  34. Jean Provencher #

    Bravo à Vous ! Ça nous fait une bien belle compagnie !

    28 avril 2017
  35. Chantal Beland #

    Bonjour M. Provencher,

    J’ ai découvert votre site en effectuant une petite recherche internet sur le Junco. Petit oiseau qu’ il me plaît d’observer depuis quelques années. Ce qui me frappe en ce printemps 2017, est sa présence plus importante. Est ce que je me trompe? J’ai l’impression que son nombre est plus grand, plus que le moineau domestique.
    Je suis de Québec

    4 mai 2017
  36. Jean Provencher #

    Vous avez tout à fait raison, chère Vous. Cette année, leur nombre est franchement plus grand qu’à l’habitude. Et pas que dans la grande région de Québec.

    Cependant, chez moi, dans les Bois-Francs, leur nombre a commencé à diminuer. À vrai dire, ils sont en migration. Même si certaines personnes espèrent qu’ils passent l’été ici, je doute que cela se réalise, ils montent plus au Nord.

    Profitez-en bien !

    4 mai 2017
  37. Chantale Villeneuve #

    Bonjour M.Provencher,

    Je demeure dans les Hautes-Laurentides et ma jardinière de balcon sert de domicile à un couple de Junco qui y ont fait leur nid. Ils sont ainsi à l’abri des intempéries et des prédateurs. J’ai été la première surprise quand j’ai voulu arroser ma plante! J’ai donc une plante sèche mais qui abrite une charmante petite famille!

    23 juillet 2017
  38. Jean Provencher #

    Quelle belle histoire ! Bravo ! Chanceuse êtes-vous ! Chez moi, au sud du grand fleuve, ils ne font que passer au printemps et à l’automne, n’ont donc jamais niché. Prenez-en bien soin, ça tient du cadeau !

    J’aimerais bien moi aussi laisser sécher une plante pour vivre quelques moments avec une nichée de juncos.

    23 juillet 2017
  39. Monique Carrier #

    Bonjour à vous, M. Provencher,
    J’ai observé un nouvel oiseau pour moi, à mes mangoires, en fait, un couple d’oiseaux et je ne le reconnaissais pas. Je sors mes petites jumelles et je vois un bec qui ressemble à celui d’un gros bec. Je me dis « ah! Un gros bec des pins’? »! Erreur! En regardant sur internet car, mes livres de références sont… toujours dans des boîtes!!…, j’ecris alors sur Google « ressemblant à un junco mais en plus gros » Les petits Junco, je connais déjà mais ceux-là sont vraiment plus gros.. Je « tombe »rapidement sur votre article, que j’en lis avec plaisir et, voilà, mes oiseaux identifiés. Une nouvelle espèce connue dorénavant pour moi! Merci et merci pour vos connaissances et votre bien agréable écriture.
    Je vous laisse, heureuse de ces nouveaux amis qu’en je sais nommés grâce à vous, un peu!…
    Monique (à Beloeil, Rive-Sud de Montréal)

    5 janvier 2018
  40. Jean Provencher #

    Merci beaucoup, chère Monique. J’ai justement un couple de Juncos chez moi en ce moment. J’ai traversé des hivers avec des Juncos, jamais très nombreux, et d’autres hivers sans Juncos. À mon avis, ce sont des migrateurs qui ne vont pas très loin dans leur migration.

    5 janvier 2018
  41. chez moi a Sainte Anne Des Plaines nous en avons des dizaines qui viennent manger tout l hiver dans nos mangeoires c est fantastiques

    21 janvier 2018
  42. Jean Provencher #

    Chanceux êtes-vous dans votre coin de pays, monsieur Lockhead. Dans mon cas, les Bois-Francs, un peu plus au nord-est que chez vous, ce n’est arrivé que quelques fois que le Junco a passé l’hiver avec moi. Cette année est une bonne année pour moi. J’en ai deux qui ont décidé de rester et ils étaient encore là cet après-midi.

    Mais ils ne furent jamais des dizaines en même temps.

    21 janvier 2018
  43. Bonjour,je demeure à Deux-Montagnes et je suis très choyée par mes mignons juncos qui fréquentent mes mangeoires durant les 3 saisons, sauf l’été.Ils sont au moins 5-6 au rendez-vous à tous les jours.Ils côtoient les mésanges, cardinals,sitelles,pics, moineaux et bien sûr ses charmants écureuils et quelquefois un lièvre qui partagent la foire alimentaire.Que de gaieté et de vie dans ce beau paysage d’hiver. Nicole 🤗

    18 mars 2018
  44. Jean Provencher #

    Merci beaucoup, chère vous, de ce message tout à fait pour le beau dimanche que nous avons. Dans votre pays, vous avez davantage d’espèces que chez moi. Cardinals et sitelles ne sont point là. Mais je suis heureux d’avoir, cette année, deux juncos qui passent l’hiver avec moi, ce qui est rare dans mon cas ; on dirait qu’habituellement, ils aiment passer tout droit et gagner quelqu’État de la Nouvelle-Angleterre avant de réapparaître quelque part en avril ou mai

    18 mars 2018
  45. Josée Bellemare #

    Bonjour,

    Mon garçon est en 4e année, et ils doivent observer les oiseaux autour d’eux et les identifier.

    Grace à votre blogue, j’ai pu identifier le petit oiseau qui se promenait ce matin dans ma cours arrière, en plein quartier Ahuntsic à Montréal.

    Nous avons un nouvel ami à ajouter à notre tableau de chasse.

    Merci !

    13 avril 2018
  46. Jean Provencher #

    Merci infiniment de cette belle nouvelle. Je Vous prie de saluer votre garçon pour moi.

    C’est super un junco en plein Ahuntsic !

    13 avril 2018

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