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Articles de la catégorie ‘Les oiseaux’

Une belle histoire (2/5)

Le nichoir a été pensé pour l’Hirondelle bicolore et la Merlebleu de l’Est. Or, voici que chez moi le Troglodyte familier trouve cette résidence attachante, le temps d’avoir des enfants.

Une belle histoire (1/5)

Mon cher ami Denys Delâge habite la campagne dans Lotbinière et il aime beaucoup les oiseaux. Il a fait connaissance avec L’Oasis, un groupe communautaire alternatif en santé mentale dans la MRC de Lotbinière fondé en 1993. Pour le soutien du cheminement des membres, ils fabriquent à la main des nichoirs, dont tous les profits vont pour le financement de la mission de l’organisme.

Vous pouvez les rejoindre à L’Oasis de Lotbinière, 17, rue des Érables, Saint-Flavien (418) 728-2085 et sans frais 1 877 841-9287. Courriel : info@oasisdelotboniere.org. Prix du nichoir : 20$.

Arrivé il y a trois jours du Mexique, le Colibri à gorge rubis semble fort heureux.

Un nichoir en attente.

À mon arrivée hier, cette chardonneret femelle m’accueillait.

Tiens, le Bruant à couronne blanche. Il semble se plaire énormément dans ce milieu touffu.

Lorsqu’un oiseau bat ainsi de ailes, c’est qu’il se sent seul, a besoin d’amour.

Il réclame une présence.

Une tourterelle qui vit en paix, dans le calme.

Quatre Tarins des pins et trois Chardonnerets jaunes qui m’accueillent à mon arrivée hier matin.

Hier après-midi, chez moi, une présence incroyable : le Piranga écarlate (Piranga Olivacea, Scarlet Tanager) !

Il n’y a pas longtemps, on l’appelait toujours le Tangara écarlate. Depuis 47 ans, il fut présent à une seule reprise chez moi : le 26 mai 1983.

Hier, il ne fut présent que 5 ou 6 minutes.

Dans le second atlas des oiseaux nicheurs du Québec méridional, Vincent Létourneau est l’auteur du texte à son sujet.

C’est un migrateur de longue distance qui hiverne dans le nord-ouest de l’Amérique du Sud. « Chaque printemps, il regagne ses terres natales : les Forêts tempérées de l’Est et le sud des Forêts septentrionales, entre le Manitoba et la Nouvelle-Écosse. » Son habitat de prédilection est la voûte haute et dense des forêts décidues matures.

« Les connaissances restent notamment fragmentaires quant à l’état des habitats occupés par l’espèce dans ses principaux quartiers d’hivernages, sur le versant oriental des Andes. »

Référence à l’atlas de 2019 : Vincent Létourneau, « Piranga écarlate », p. 580, dans Deuxième atlas des oiseaux nicheurs du Québec méridional (M. Robert, M.-H. Hachey, D. Lepage et A. R. Couturier, dir.) Regroupement QuébecOiseaux, Service canadien de la faune (Environnement et changement climatique Canada), et Études d’oiseaux Canada, Montréal, 2019.

P.S. On débat sur la présence de Depp au Festival de Cannes, on noircit du papier sur le comportement de certains hommes, de certaines femmes. Le vrai papier qui vaudrait le coup d’être noirci, c’est y retrouver les grands vivants que sont, par exemple, ces Pirangas écarlates qui traversent les Amériques pour venir y vivre leur été. Voilà la vraie vie, mes amis.