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Articles par Jean Provencher

Mélu et Pagel vivent dans les Vosges à élever des moutons. Ils sont donc en Alsace. Mais la vie n’est pas facile. Il faut être armé de joie de vivre, écrit Mélu. Et qu’est-ce que ce serait si nous ne vendons pas très bien nos tissages ? La montagne ne vous nourrit pas. Il faut tout lui arracher. Mais quelles richesses. Terriblement passionnant de tout arracher. Le foin aux prés. La laine aux brebis. (…) Arracher le lichen aux rochers et sa fatigue du lit. S’arracher du poêle, de la tiédeur et s’enfoncer dans la neige. Cisailler les genêts. Couper la tête des millepertuis. Fendre à la hache le bois. Des verbes. Plein de verbes. Cueillir. Grapiller. Allumer. Souffler, Scier. Abattre. Construire. Avoir froid, chaud, faim, peur. Aimer. Être heureux, en douter parfois, être heureux quand même. S’éveiller et courir en bottes, courir pieds nus. S’arrêter, regarder, sentir, palper, écouter, goûter. S’arrêter, rêver, se dissoudre, renaître.

Voilà un extrait de ce livre que j’ai beaucoup aimé durant les années 1970. Parfois, j’étais avec eux, mais au Québec.

La corneille veut du pain.

La fête des Hémérocalles fauves. Apportés de France au moment du Régime français et devenus au Québec un patrimoine local. On le voit dans de nombreux endroits, en particulier dans les campagnes.

Le chaton sur sa chaise. Il dort. Il rêve. Il est heureux manifestement.

Pile de livres.

J’aime beaucoup quand mes amis Ninon et Pierre, de Trois-Rivières, y vont aussi d’un autre texte dans le calepin-cadeau qu’ils me donnent en avril 1975.

Ça me plaît. Et nous voyageons.

Ma caméra va un peu mieux. Mais il va falloir que je m’adresse à un spécialiste. Voyez cette photographie au mur de mon lieu de travail à Québec.

Autre extrait du journal de bord de Sainte-Anastasie en 1976. En juillet, il pleut pas mal.

Connaissez-vous le folkloriste Yves Albert, né dans Limoilou en 1942. Malheureusement, il est décédé à 39 ans, la nuit, en revenant d’un spectacle à Alma, dans le lac Saint-Jean, alors qu’il traversait la réserve faunique des Laurentides. J’ai croisé Yves une fois au Chantauteuil, dans le Vieux-Québec, au coin de rue Saint-Jean et d’Auteuil. Il y a beaucoup d’informations sur Yves sur internet, si vous appelez son nom. Son fils Loïc s’est assuré qu’on connaîtrait son cher père, et c’est tant mieux.

Yves Albert est allé aussi chanter en France à plusieurs reprises. Et j’ai deux disques de lui. En voici le contenu.

Je vous souhaite de vivre quelque part le bonheur simple et grandiose d’apercevoir soudain une toute petite fleur accolée à un caillou qui avait emmagasiné de la chaleur à partager avec elle.