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Le Grand Harle et le Harle couronné

Le Grand Harle mâle

Dans son lac de Lotbinière, mon ami vit un gros printemps. Comme à chaque année, il y a bien un couple de canards Colverts.

Mais, cette année, voici un paquebot : le Grand Harle mâle (Mergus Merganser, Common Merganser). Comme l’écrit mon ami Mario : Çà, c’est du oiseau, Monsieur !

Il héberge aussi le Harle couronné (Lophodytes cucullatus, Hooded Merganser)).

Dans Les Oiseaux du Canada (1883), C. E. Dionne écrit : Les Harles sont des oiseaux qui se nourrissent particulièrement de poissons et fréquentent également les eaux douces et les eaux salées. Leur vol est haut, rapide et continu. Ils sont généralement connus sous le nom de Bec-scie, par allusion à leur bec garni de pointes.

Dans Les Oiseaux de la province de Québec (1906), C. E. Dionne, comme dans son livre précédent, nomme le Grand Harle Harle d’Amérique. Ce Harle se montre assez souvent sur nos lacs et rivières en été et, près de Québec, les chasseurs en tuent quelques-uns chaque automne sur les grèves de Beauport et celles des environs, à l’île d’Orléans et ailleurs.  Il niche dans un trou d’arbre, dans une fente de rocher ou à terre. (…) La ponte a lieu vers la mi-juin.

Pour le Harle couronné, que Dionne appelle Petit Harle, il écrit : Ce petit Harle est distribué dans toute l’Amérique jusqu’au Mexique et à Cuba ; il niche dans presque tous les endroits qui lui conviennent. À l’automne, il émigre au sud. Ce Harle est beaucoup moins commun que ses deux congénères aux alentours de Québec et ne se voit que de passage seulement. M. Wintle le mentionne également comme rare et de passage à Montréal. Il fait son nid dans un tronc d’arbres creux situé au centre de la forêt. […] Lorsque les jeunes sont sortis de leur prison, les parents les transportent à l’eau avec leur bec.

Dans Les Oiseaux de l’Est du Canada (1920), P. A. Taverner appelle le Grand Harle Harle d’Amérique. Le harle d’Amérique est un oiseau des étendues d’eau plutôt petites que grandes, de là vient qu’il est moins commun sur les plus grands lacs ou sur la mer que son semblable à poitrine rousse.

Pour le Harle couronné, que Taverner appelle Petit Harle, il écrit : Le petit harle est un oiseau de l’intérieur, des étangs paisibles et des cours d’eau en pays boisé. C’est le plus comestible des harles ; ce fait, ajouté à la déforestation continue et au peu d’empêchements mis à la chasse au gibier, expliquent que cet oiseau disparaît de plus en plus. Il est douteux qu’on puisse porter de sérieuses accusations contre le petit harle, comme se repaissant d’animaux utiles.

Dans son livre Charmants voisins (1940), le naturaliste Claude Melançon ne parle pas des harles.

 

Les photographies sont de mon ami de Lotbinière. Sur deux des photographies , le Harle couronné est accompagné d’un couple de Colverts ; sur la troisième, un Grand Harle passe près de leur rocher.

Le Harle couronné

2 commentaires Publier un commentaire
  1. Ode #

    À la ville, il y aussi de belles observations à faire. Cet après-midi à la Base de plein air de Ste-Foy, j’y ai vu la macreuse à front blanc, la grèbe au bec bigaré, le huard, le grand pic, la bécasse, des harles, un balbuzard en plein travail…..
    Superbe après-midi !

    30 avril 2017
  2. Jean Provencher #

    Vive la renaissance !

    30 avril 2017

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