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«L’hiver compte aussi ses charmes»

C’est à proprement parler avec les premiers froids de la mi-décembre que s’inaugurent les plaisirs d’hiver dont la première page de notre numéro de ce jour illustre les principaux.

Il semble que le crayon de l’artiste ait donné la place d’honneur à la raquette, ce sport national de nos climats, on pourrait dire, tout comme la crosse — son proche parent sous le rapport de confection — est notre sport national de l’été.

Et quel plus beau sport que la raquette qui nous permet de faire de ces longues marches hygiéniques et bien propres à remettre l’homme des villes des fatigues du cabinet, à lui insuffler dans les poumons l’oxygène qui leur manque dans le travail quotidien.

Et la promenade en sleigh donc ! N’est-ce pas que ces carillons au son argentins, ces longues fourrures flottant derrière le sleigh traîné par une paire de superbes coursiers, ajoutent considérablement au charme des scènes que nous apporte l’hiver. Le toboggan, les skis, le yacht à glace, le hockey, tous ces sports, qui comptent des milliers de favoris, nous reviennent chaque année avec les premières neiges et les premiers frimas.

En somme, si l’été ou le printemps tant chanté des poètes ont leurs beautés, il faut bien avouer que l’hiver compte aussi ses charmes.

Il n’y a qu’une ombre au tableau : c’est la dure saison pour le pauvre et, pendant que des milliers courent aux amusements de toutes sortes que l’Hiver nous apporte, combien de malheureux qui souffrent du froid?

 

La Patrie (Montréal), 14 décembre 1907.

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