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Pourquoi ne pas fleurir nos lieux de vie ?

Un jour, mon amie Christiane est passée chez moi et y a semé cette vivace que je ne connaissais absolument pas, la Fritillaire. Et, depuis ce temps, chaque année, les deux premières semaines de mai, voilà qu’elle m’apparaît, échappée.Un cadeau, véritable beauté momentanée.

Par ailleurs, je sais bien que le temps ne s’y prête pas aujourd’hui même avec cet avertissement de tempête. Mais pourquoi ne pas succomber, à partir de demain alors si ce n’est déjà fait, à cette invitation du journal La Patrie en première page du lundi 9 mai 1904 ?

Il s’est formé à Cleveland une association qui porte le nom de «Home Gardening Association».

Son objet est d’encourager la culture des fleurs sur les places publiques, sur les terrains des résidences privées, dans les écoles, dans les maisons des ouvriers, aux gares de chemins de fer, partout.

Elle donne aussi son attention au nettoyage des rues, des ruelles, des cours.

L’association s’est mise en contact avec les élèves des écoles, dans lesquelles elle distribue des graines de fleurs. Elle vend ces graines, mais à des prix extrêmement bas — un centin le paquet.

Nous applaudissons au travail intelligent et éclairé de cette association.

Le confort ne consiste pas exclusivement dans le boire et le manger. Il faut savoir agrémenter  la vie, rendre réjouissant l’intérieur et l’extérieur des maisons, le «home» des familles.

Quelques pots de fleurs cultivés aux heures de loisir ne coûtent rien. Et quel plaisir ils apportent.

Tout le monde ne peut pas aller à la campagne l’été.

En fait, la grande majorité de la population des villes est obligée d’y passer la belle saison.

Il faut gagner sa vie par un labeur quotidien.

Des fleurs suspendues aux fenêtres, plantées dans les cours, etc., sont une grande source de délassement et de santé aussi.

Il est des villes dans lesquelles les terrains qui entourent les maisons sont admirablement tenus, couverts de fleurs.

L’habitude, l’exemple sont contagieux. Mon voisin a de jolies fleurs, pourquoi n’en aurais-je pas ?

Montréal, sous ce rapport, n’est pas dans le mouvement — pour nous servir d’une expression que l’on entend souvent.

Nous invitons les lecteurs de «La Patrie», ses lecteurs ouvriers surtout, à prendre note de la suggestion que leur portent ces lignes.

Qu’ils sèment des fleurs, qu’ils les suspendant à leurs fenêtres.

De petites boîtes, larges de quelques pouces, longues de quelques pieds, feront un joli effet dans les mois de l’été.

La graine des fleurs se vend bon marché. Semez-en !

La revue, dans laquelle nous venons de lire les détails de l’Association de Cleveland, dit que dans cette ville l’on se sert de tout pour semer des fleurs, et jusqu’à des boîtes dans lesquelles l’épicier, le marchand, livrent leurs produits ou leurs marchandises à leurs clients.

6 commentaires Publier un commentaire
  1. Henri Desmeules #

    Super ! Je tente de trouver des graines de Fritillaire pour semer le printemps prochain .
    En attendant je regarde pousser l’ail de bois que j’ai transplanté et semé dans mon érablière au cours des dernières années.. C’est un succès total !

    11 mai 2013
  2. Jean Provencher #

    Bravo, cher Monsieur Desmeules. Juste une précision : la fritillaire aime les milieux humides.

    11 mai 2013
  3. Henri Desmeules #

    J’en tiendrai compte. Il y a beaucoup de milieux humides chez moi. Merci de l’information.

    11 mai 2013
  4. Sandrina Henneghien #

    Absolument ravissantes ces clochettes colorées qui doivent “fritiller” avec la caresse du vent :)

    13 mai 2013
  5. Jean Provencher #

    Tout à fait ! Mais leur cycle est bien court, le temps de ce que vivent les roses, chère Vous. On en prendrait davantage.

    13 mai 2013

Trackbacks & Pingbacks

  1. La Fritillaire | Les Quatre Saisons

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