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Sur un quai de Québec

Au printemps et à l’automne, la pêche à l’éperlan, ce délice des gourmets, est follement populaire à Québec. On se masse sur les quais à la marée montante espérant y trouver un repas délicieux. Et ne voilà-ti pas que le vendredi soir, 5 octobre 1894, un quidam visiteur prête grande attention à ce qui tient, invariablement, de la pêche miraculeuse. Mais bientôt, il se lasse et jette un œil à sa montre. «À quelle heure part le bateau pour Montréal ?» Une semaine plus tard, La Tribune nous raconte.

 

Un étranger bien mis regardait philosophiquement pêcher à l’éperlan, vendredi soir, en attendant le départ du bateau de Montréal. Au bout de quelque temps, ennuyé, il tira machinalement sa montre, un bijou évalué à $150, mais elle lui échappa des mains et tomba à l’eau.

L’étranger, qui semblait tenir énormément à sa montre, demanda un plongeur. Fradette se présenta.

Les curieux se comptaient par centaines. La plupart, qui n’avaient jamais vu un plongeur, regardaient bouche béante Fradette revêtir son scaphandre. Une jeune fille, qui arrivait justement au moment où Fradette se préparait à plonger, demanda si c’était cela qu’on avait retiré de l’eau.

Fradette a été assez heureux pour retrouver le bijou.

 

Fréquemment, à tourner les pages des journaux anciens, il m’est donné d’apercevoir de véritables scènes dignes d’apparaître au cinéma. On entend même les commentaires de la foule tout autour. Ici, en prime, voici Fradette qui s’amène, faraud.

La photographie d’un scaphandrier descendant dans le canal Lachine le 28 octobre 1938 provient de Bibliothèque et Archives nationales du Québec à Montréal, Fonds Conrad Poirier, Photographies, cote P48, S1. P2916.

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