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Articles de la catégorie ‘Plantes’

Ah, mes amis, pendant des mois, pendant une année et demie, on a viré à l’envers le rang où se trouve le magnifique domaine « Sainte-Anastasie », vivant maintenant depuis 49 ans. Deux fois, je suis allé dire à la municipalité de se calmer. Et, maintenant, ô bonheur !, c’est terminé. Avant-hier, un ami m’a dit qu’il s’agit ici de trois pissenlits.

À la vérité, il s’agit de trois fleurs de Tussilage pas-d’âne : oreilles-de-souris, pas-d’âne commun, de la même famille que la marguerite. Des fruits semblables à ceux des pissenlits. Selon Gisèle Lamoureux (Flore printanière, Fleurbec, Saint-Henri-de-Lévis, 2002, p. 146), voilà cette fleur pionnière des lieux ouverts, sur sols récemment ou continuellement perturbés de façon naturelle ou artificielle. Il lui suffit une belle journée ensoleillée pour faire éclore ses fleurs très tôt. Léon Provancher (1862) signale le premier la présence de cette plante en Amérique, mais Marie-Victorin croit qu’elle fut cultivée en Nouvelle-France comme plante médicinale. À Paris, les fleurs de tussilage peintes sur la porte servaient d’enseigne aux apothicaires.

Et ces trois fleurs sont pile, à droite, de l’entrée sur le terrain de « Sainte-Anastasie ». Merveilleux ! Ces trois fleurs accueillent.

La fête des Hémérocalles fauves. Apportés de France au moment du Régime français et devenus au Québec un patrimoine local. On le voit dans de nombreux endroits, en particulier dans les campagnes.

Les pousses d’Hémérocalles fauves.

Les pousses des Hémérocalles fauves.

Les pousses des Hémérocalles fauves dans la neige.

Vous voulez vous reposer des villes ? Gagnez la campagne. Ou achetez, pour presque rien, ce Bambois, la vie verte, de Claudie Hunzinger. Il se trouve en poche et n’a pas 160 pages.

Moi, j’ai lu ça la première fois au début des années 1970. J’ai un couple d’amis français qui ont vécu trois ans au Québec durant les années 1960 ; l’épouse venait d’Avallon et l’époux de Fegersheim, tout près de Strasbourg. Malheureusement, les deux sont maintenant décédés.

Je vous mentionne l’endroit près de Strasbourg, parce que le couple de Bambois, Mélu et Pagel, a trouvé cette ferme des Vosges. Pagel sortait d’une étude à la Bergerie Nationale de Rambouillet pour savoir comment élever les moutons. Au début, le travail fut bien difficile et ils étaient obligés de dépenser. Mais finalement, ils achètent à crédit un métier à tisser. Et l’aventure du troupeau de moutons est complétée par celle de la laine teinte aux bruyères, aux feuilles de bouleau, et au millepertuis.

À Pâques 1970, exposition à Strasbourg des couvertures, des ponchos tissés durant l’hiver. Puis bien d’autres à Lyon, à Paris, à Montréal…

Prochainement, je vous laisserai un extrait de ce livre reposant.

Dans la maison d’oiseau, il n’y avait que cela.

Les pousses les plus élevées des Hémérocalles fauves.

Les pousses des Hémérocalles fauves.

Cette plante fut apportée de France sous le Régime français. Et elle est devenue un véritable patrimoine.

Les pousses des Hémérocalles fauves.