J’ai chez moi l’ouvrage de A. H. Rose et O. H. Lindquist, Insectes des feuillus de l’Est du Canada, Ressources naturelles, Service canadien des forêts, 1997, pages 74-76. On trouve couramment le papillon tigré (Pierourus glaucus) (Linnaeus) dans l’est et le centre de l’Amérique du Nord. La sous-espèce canadensis, commune au Canada, est univoltine (…). La sous-espèce hiverne au stade de chrysalide sur le sol ou près de celui-ci. Les papillons jaunes et noirs, très voyants, volent de la fin de mai au début de juillet et on les voit souvent rassemblés autour de charognes ou flaques de boue. Les larves s’alimentent principalement sur le bouleau, le peuplier, le cerisier et le saule et moins fréquemment sur d’autres feuillues. Elles se distinguent par la paire de « cornes » rétractiles à l’arrière de la tête et par les ocelles apparents qui ornent la partie antérieure renflée de leur corps. Comme la larve du papillon tigré ne semble pas causer de dégâts appréciables aux arbres, on devrait admirer le papillon pour sa beauté et accepter la place qu’il occupe dans la nature.
Univoltine, mot qui qualifie une espèce dont le cycle de vie ou la production de descendants s’accomplit une fois par année.
« Le renversement des apparences (…) procure toujours au narrateur un étonnement délicieux : essence de surprise, et non essence de vérité, véritable jubilation, si entière, si pure, si triomphante (…) que ce monde d’inversion ne peut visiblement relever que d’une érotique (du discours), comme si le tracé du renversement est le moment même où Proust jouit d’écrire. »
Cité dans le quotidien Le Monde, 28 mars 1980.
La photographie de Proust, d’Otto Wegener, est dans sa page Wikipédia.
Moi, j’ai lu ça la première fois au début des années 1970. J’ai un couple d’amis français qui ont vécu trois ans au Québec durant les années 1960 ; l’épouse venait d’Avallon et l’époux de Fegersheim, tout près de Strasbourg. Malheureusement, les deux sont maintenant décédés.
Je vous mentionne l’endroit près de Strasbourg, parce que le couple de Bambois, Mélu et Pagel, a trouvé cette ferme des Vosges. Pagel sortait d’une étude à la Bergerie Nationale de Rambouillet pour savoir comment élever les moutons. Au début, le travail fut bien difficile et ils étaient obligés de dépenser. Mais finalement, ils achètent à crédit un métier à tisser. Et l’aventure du troupeau de moutons est complétée par celle de la laine teinte aux bruyères, aux feuilles de bouleau, et au millepertuis.
À Pâques 1970, exposition à Strasbourg des couvertures, des ponchos tissés durant l’hiver. Puis bien d’autres à Lyon, à Paris, à Montréal…
Prochainement, je vous laisserai un extrait de ce livre reposant.