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La nouvelle parvient de Paris

La télégraphie sans fil vient d’entrer, grâce à M. Ducretot, dans une phase nouvelle.

On sait que les premiers bégaiements de cette découverte date de plus de vingt ans.

Aujourd’hui, comme on l’a dit déjà, M. Ducretot parvient à lancer dans l’espace, au-dessus de Paris, des télégrammes qui, sans fil conducteur, vont aboutir à des récepteurs placés à trois ou quatre kilomètres. Du mât qu’il a dressé rue Claude-Bernard (auprès du Panthéon) à la tour Eiffel, les communications électriques se font avec facilité par tous les temps, sans accepter les brumes matinales de ces derniers jours.

Emportées par les ondes électriques, ses dépêches vont s’imprimer automatiquement sur les bandes bleues bien connues et avec autant d’exactitude que si elles avaient été transmises par le fil.

Et voilà une merveille de plus à inscrire au Livre d’or de notre siècle, de notre siècle dont nous parlons avec mépris, mais qui, tous comptes faits, et grâce au recul nécessaire, sera vraisemblablement considéré comme un grand siècle.

C’est, en effet, un de ceux qui auront vu le plus de prodigieuses découvertes, d’événements grandioses, et des chocs d’idée dont les vibrations persistantes influenceront profondément le siècle prochain.

 

Le Soleil (Québec), 10 décembre 1898.

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