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Les oiseaux sont des semeurs

Lily Lewis, une chercheuse de l’université du Connecticut, vient de publier une étude étonnante. On se demandait comment il se fait qu’on arrive à repérer à l’autre bout du monde, à des dizaines de milliers de kilomètres, en Patagonie, des fougères, des mousses et des champignons, qui ne poussent que dans l’Arctique.

On savait que, par leurs déjections, les oiseaux «échappent» des graines sur de courtes distances. Rappelez-vous les trois grains de maïs trouvés sur les rives de la baie d’Hudson. Chez moi, sur mon terrain, poussent ça et là maintenant des églantines et des groseilliers à maquereau, venus de mes deux plants mères.

L’étude de Madame Lewis a permis de repérer de nombreux fragments microscopiques de feuilles de mousse, d’algues et de spores dans les plumes de 23 de nos plus grands migrateurs en Amérique.

Comme le dit l’article de Marielle Court du quotidien français Le Figaro : À l’échelle des millions d’oiseaux migrateurs qui se déplacent chaque année, la probabilité de dispersion à longue distance est très grande. […] Pour les scientifiques, ce genre de recherche ne fait que confirmer les interactions incessantes qui existent dans la nature.

 

La photographie de ce bel oiseau ci-haut, une œuvre de Jean-François Lamarre, est attachée à l’article du journal Le Figaro. Il s’agit du Pluvier doré d’Amérique (Pluvialis dominica, Lesser Golden-Plover), voyageant de l’Arctique où il passe ses étés, jusqu’à la Terre de Feu, où il vit ses hivers, un de ces gamins sur lesquels on a trouvé trace de ce qu’il apportait avec lui.

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