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C’est aujourd’hui le mardi gras !

Diables et diablesses, allez-vous vous déguiser, vous costumer pour courir les rues ? Ne me dites pas que vous avez passé l’âge ! Vous me décevez. Les vôtres l’ont tant fêté !

À Saint-Hyacinthe, La Tribune du 13 février 1891 le dit : Deux voitures décorées de pavillons et de fleurs, les chevaux enrubannés et couverts de pavillons, parcouraient les rues de la ville mardi après-midi. À l’intérieur des voitures, on pouvait remarquer de joyeuses faces déguisées en mardi gras, suivant l’expression populaire. Le déguisement était fait avec les attirails les plus joyeux d’une fin de carnaval. Les deux voitures étaient précédés par un superbe cavalier caracolant au son des harmonieuses trompettes des beaux masques qui habitaient les voitures qui suivaient.

À Sainte-Victoire [Victoriaville] aussi. L’Écho des Bois-Francs y va de ce texte le 18 février 1899 : Le mardi gras a été enterré joyeusement, cette année. Des mardi gras bien affublés ont fait la visite de nos demeures, effrayant les enfants et provoquant de joyeux éclats de rire chez les vieux qui se croyaient revenus au bon vieux temps. Ces vieilles coutumes sont bonnes à conserver et répétons les chaque fois que l’occasion s’en présentera.

À Trois-Rivières, selon Le Trifluvien du 14 février 1902, on a fête le mardi gras sur le patinoir Laviolette. La fête du Mardi Gras, au Patinoir Laviolette, a été couronnée du plus grand succès sous tous les rapports. Les travestissements étaient beaux et nombreux, et les spectateurs, nombreux également, ont passé une bonne soirée. On a beaucoup admiré les exercices vertigineux du célèbre patineur fantaisiste McCullock, le champion de l’univers. 

À Montréal, un Irlandais a fêté un peu fort, mais les employés de la ville furent déçus de ne pas avoir congé. C’est bien ce que raconte La Patrie du 19 février 1890. Hier soir, un individu qui avait fêté le mardi gras plus que de raison a été ramassé et consigné au poste central. Le sergent de garde sortit son questionnaire habituel, mais il ne put recueillir d’autres informations que celles-ci : Je suis catholique et Irlandais, natif d’Irlande, mais j’ai pris les mœurs canadiennes. […] Les employés de la corporation se sont ponctuellement rendus à leurs bureaux respectifs, en obéissance à l’ukase administratif. Ils portaient des figures de carême.

 

Cette magnifique illustration de mardi gras vers 1925, pure beauté, lentement effacée par les années passantes, évanescente, proposant maintenant de véritables fantômes, provient de Bibliothèque et Archives nationales du Québec à Montréal, Collection Monique Mercure-Vézina, Photographies, cote : P157, S4, P286.

Sur le mardi gras, voir aussi ces deux articles:
https://jeanprovencher.com/2012/03/06/lendemain-de-mardi-gras/
https://jeanprovencher.com/2012/02/21/ah-le-mardi-gras/

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