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Le « petit oiseau des neiges »

Souvent à ce temps-ci, avec la neige, nous est donné le petit oiseau des neiges, le Bruant des neiges (Plectrophenax nivalis, Snow bunting). Dans son livre Charmants voisins, Claude Mélançon écrit : Comment ne pas accepter le long hiver canadien avec un sourire résigné quand nous voyons cette boule de duvet, ce souffle de vie animale, jouer dans la poudrerie et gazouiller joyeusement sous un ciel de plomb.

On le voit alors folâtrer dans la campagne enneigée, le plus souvent en volées très nombreuses. Il se nourrit des graines de mauvaises herbes, voletant d’une touffe à l’autre, sautillant même pour atteindre les plus hautes.

Chez moi, ils s’amènent en bande manger de la graine mélangée jetée sur la neige. Quand ils se posent dans la cour, on dirait qu’ils tombent comme une pluie, à la verticale, toujours à l’extérieur du cercle de graines, dos à ce cercle ou de côté. Puis ils se retournent et, en quelques petits pas nerveux, se rendent aux graines. Mais un rien les effraie. Un geai bleu qui vient, une ombre à la fenêtre et les voilà repartis. Lorsqu’ils fuient, on dirait un banc de petits poissons blancs épousant les mêmes mou­vements. Une volée de Bruants des neiges a les allures d’une bourrasque de neige. À distance, au soleil, selon qu’on voit les parties noires ou blanches de leur plumage, ils semblent apparaître puis disparaître par groupes au-dessus de la neige.

Souvent, ils se posent sur le toit de la grange ou de la maison et se creusent des niches de neige. La nuit, ils peuvent dormir là, au vent, à plusieurs degrés sous zéro. Un jour, je me suis retrouvé seul dans la cour arrière avec l’un d’entre eux, posé au sol, qui ne semblait guère effrayé de ma présence et laissait entendre ce qui était pour moi un nouveau chant. Complètement immobile, je reprenais ce petit chant à mon compte et nous nous sommes répondu, comme çà, durant cinq bonnes minutes. J’ai vraiment eu alors l’impression qu’il était possible à une bête humaine d’avoir une certaine communication avec un oiseau comme le Bruant des neiges, pourtant habituellement très nerveux en notre présence.

Longtemps, au Québec, on en profitait pour le tuer. Sur la Côte de Beaupré, à l’île d’Orléans, dans la région de Montréal. Dans les journaux, certains lecteurs dénoncent ces tueries. À Montréal, par exemple, La Presse du 13 mars 1900 y va d’un article intitulé Oiseaux de neige. On en fait un massacre désastreux.

M. A. A. Wilson, négociant de la rue St-Paul, et l’un des membres du Montreal Fish and Game Protection Club, a demandé, cet avant-midi, à un de nos reporters d’exprimer ses vues sur la destruction des oiseaux d’hiver. « Je vois avec regret, dit-il, que les gentils oiseaux de neige sont exposés en vente dans les marchés de la ville. Si les autorités réalisaient le mal causé par la destruction de ces oiseaux, ceux-ci seraient certainement protégés tout comme d’autres oiseaux, qui ne sont peut-être pas à moitié aussi utiles.

L’oiseau blanc se nourrit de la graine de fleurs sauvages qui sont si désastreuses à l’agriculture. Au commencement de l’automne, après la première gelée, ces graines sont portées par le vent dans toutes les parties du pays, et elles se trouvent déposées sur la neige ou la glace des rivières, où l’oiseau d’hiver vient les manger. D’un autre côté, si rien ne s’y oppose, elles prennent racine au printemps et ne tardent pas à infester les champs. C’est pourquoi le massacre de ces oiseaux pourrait bien causer des dommages incalculables aux récoltes de la province, qui sont la plus grande source de richesse.

Je connais moi-même plusieurs fermes qui souffrent grandement de la présence des herbes sauvages. Je puis vous dire que j’ai moi-même tué plusieurs de ces oiseaux, et que j’ai trouvé dans leur corps des centaines de graines diverses. Le gouvernement devrait prendre des mesures à ce sujet et je suis surpris qu’il ne l’ait déjà fait. »

Le mode le plus en usage de le tuer était de le tirer au fusil après l’avoir attiré avec une longue traînée de graines sur la neige. Mais, dans les campagnes de la région de Québec, il abondait tellement que l’habitant le capturait vivant. Des graines répandues sur la neige, entourées d’un «cercle de quart» auquel on attachait une dizaine de «lignettes», suffisaient. L’oiseau qui mangeait en piétinant à l’intérieur du cercle se retrouvait soudain pris à ces crins par les pattes ou le cou. De grandes quantités de ces petits oiseaux ont été ainsi tués chaque année. On allait même jusqu’à en faire des couronnes regroupant 12 ou 24 oiseaux des neiges, et à les vendre aux marchés de Québec, car, disait-on, leur chair est délicate et savoureuse. On les mangeait principalement sous forme de ragoût, en les faisant bouillir tout entiers, sauf les pattes, les entrailles et le bec. Les grand’mères en faisaient aussi des pâtés.

Aujourd’hui, par bonheur enfin, il est absolument défendu de chasser le Bruant des neiges.

Dans mes vieux ouvrages sur les oiseaux, je recense différents noms pour le Bruant des neiges : l’Oiseau des neiges, l’Oiseau blanc, le P’tit oiseau de misère, l’Ortolan d’Amérique et le Plectrophane des neiges. En anglais : Snowflake et Snow bird.

P. S. Nous sommes aujourd’hui le 5 avril 2015. Un mot pour vous dire que ce billet, mis en ligne le 16 décembre 2011, mène une véritable course de fond. Parmi plus de 3 800 billets affichés depuis mai 2011, il vient maintenant au deuxième rang des billets les plus fréquentés. À ce jour, plus de 3 000 personnes y sont venues.

52 commentaires Publier un commentaire
  1. claude lamontagne #

    MERCI POUR CET ARTICLE TRÈS INTÉRESSANT
    ET APRÉCIÉ. MOI QUI AIME LES OISEAUX, JE VOUS
    REMERCIE DE TOUT COEUR.

    16 décembre 2011
  2. Jean Provencher #

    Ah, cher Claude, vous le savez bien, c’est notre petit oiseau de Noël. Nous sommes bien chanceux, je trouve, lorsqu’il apparaît dans nos parages.

    16 décembre 2011
  3. Jeanne #

    Ces photos sont magnifiques. ! Bonne journée !

    16 décembre 2011
  4. Jean Provencher #

    Merci, chère Jeanne. J’étais content, car, sans télé-objectif, il est bien difficile de photographier des Bruants des neiges.

    16 décembre 2011
  5. Etienne Cloutier #

    J`ai vu des bruants des neige à Saint-Thomas de Joliette dans la campagne Ils semblaient précéder et entrer dans les premiers tourbillons de neige poudreuse qui approchaient de ma voiture en avant de la tempête.

    4 janvier 2012
  6. Jean Provencher #

    Bravo, Monsieur Cloutier. Il faut les «prendre», les apercevoir, ces si beaux petits oiseaux des neiges lorsqu’ils se montrent soudain, en volées, souvent nombreux.

    4 janvier 2012
  7. Nicole #

    Bonjour,

    J’ai vue ces merveilleux oiseaux le 26 nov. 2012 à mon chalet à Cap St-Ignace sur le bord du fleuve. Ils étaient environ une vingtaine à tournoyer et essayer de manger ce qu’il y avait dans un amas de neige et de glace. Je n’avait jamais vu ces oiseaux merveilleux avec une brillance extraordinaire. J’espère bien en revoir….. Merci! Nicole

    28 novembre 2012
  8. Jean Provencher #

    Ô, quelle bonne nouvelle, chère Nicole ! Merci beaucoup ! Ça veut dire qu’ils sont rentrés ! Si vous êtes chanceuse, ils seront là avec vous, aux alentours, jusqu’à la troisième ou quatrième semaine de mars. J’ai bien hâte de les apercevoir à mon tour.

    28 novembre 2012
  9. Lilianne #

    Bonjour , c’est un beau spectacle de les voir virevolter sous un ciel d’hiver menaçant . J’étais venue chercher une réponse à ma question et en lisant votre article je crois avoir trouvé . Depuis quelques années ces oiseaux ont déserté ma propriétée l’hiver venue . Pourtant j’ai toujours des grains mélangé . J’ai beaucoup de Geais Bleu qui viennent s’en régaler , alors je crois bien que c’est la cause de la désertion de ceux ci .

    6 juillet 2013
  10. Jean Provencher #

    Je vous dirais, chère Vous, qu’il vient par bourrées. Et il me semble, en effet, que, depuis quelques années, il se fait plus rare. Mais, malheureusement, il n’est pas la seule espèce à se raréfier.

    7 juillet 2013
  11. Micheline Lacroix #

    Nous sommes le 15 décembre et j’aimerais savoir la date approximative de l’arrivée des bruants des neiges en Estrie. Chose surprenante aujourd’hui, j’ai un carouge mâle à la mangeoire ce matin.

    15 décembre 2013
  12. Jean Provencher #

    Bien bonne nouvelle pour votre carouge, prenez-en soin. Pour le Bruant des neiges, je ne veux pas vous décourager, mais, dans ma plaine et chez moi-même, je ne le vois plus maintenant depuis quelques années, diable. Lorsqu’ils venaient, ils m’arrivaient en novembre. Chez moi, pour les attirer, je répandais de la graine mélangée dans un espace en forme de grand cercle, loin de tout chat possible, donc dans une aire ouverte. Mais ça ne fonctionne plus, diable.

    15 décembre 2013
  13. Jean Provencher #

    Des nouvelles du «p’tit oiseau des neiges», chère Madame Lacroix. Cet après-midi, une cinquantaine ont survolé mon espace de vie. J’exultais. Cela faisait quelques années quand même qu’ils étaient disparus. J’ai couru créer un cercle de graines mélangées. Mais nous étions à une trentaine de minutes du coucher du soleil et ils ne se sont pas posés. Par ailleurs, en allant au village, j’en ai fait lever une douzaine qui picoraient en bordure de la route. Ils me sont revenus ! Ils me sont revenus !

    17 décembre 2013
  14. Diane #

    Lundi 13 janvier 2014,je viens de voir arriver chez moi une vingtaine de ses petits oiseaux au lac Trois Saumons.Cependant,comme je nourris le geai bleu,je crois que ceux-ci leurs ont faient peur et sont repartis aussitôt.Ils sont tellement beaux à voir voler avec leur petit ventre blanc.Je n’avais pas revue ces oiseaux depuis ma tendre enfance,comme je suis à la retraite,alors çà fait un bout de cela.

    13 janvier 2014
  15. Jean Provencher #

    Ô ! merci beaucoup de la nouvelle, chère Diane ! Les voilà donc sur la Côte-du-Sud. Vous avez raison pour les geais bleus, ils en imposent. Mais tenez bon, épandez sur la neige de la graine variée, si possible un peu éloignée d’un boisé, car nos p’tits oiseaux blancs aiment les grands espaces. Ce qui peut arriver, c’est que les geais bleus s’éloignent. Et si vos bruants ont vu la graine, ils l’auront en mémoire.

    Hé ! à nouveau merci de la nouvelle !

    13 janvier 2014
  16. Michelle Boisvert #

    Un bruant des neiges solitaire aux mangeoires en ce 31 mars 2014, à St-Léonard-de-Portneuf. C’est la première fois que ce magnifique petit oiseau nous rend visite depuis 10 ans que nous habitons ce coin de pays.

    31 mars 2014
  17. Jean Provencher #

    Bien belle nouvelle, chère Michelle. Pour ma part, dans mon coin de pays, il était disparu depuis plusieurs années, au point où je commençais à m’inquiéter. Mais il faut croire qu’il était ailleurs où il avait la nourriture suffisante. D’ailleurs, c’est un oiseau qu’on retrouve aussi en Europe. Merci beaucoup de nous avoir signalé votre belle observation.

    31 mars 2014
  18. Martine Villeneuve #

    Bonjour M. Provencher,
    J’ai beaucoup appris avec votre article sur ces magnifiques oiseaux. Pour moi, en Abitibi, lorsqu’on les voit, cela annonce l’arrivée du printemps. Pour la première fois en 14 ans, ces beaux oiseaux viennent se nourrir sur mon terrain. J’espère qu’ils reviendront les prochaines années car c’est de toute beauté de voir ces envolés.

    6 avril 2014
  19. Jean Provencher #

    Merci infiniment, chère Martine, de votre témoignage précieux. Ici, chez moi, je les ai reçus pour la dernière fois cette année le 2 avril. Et je comprends d’après votre message que, lorsqu’ils vous arrivent, c’est qu’ils viennent d’ici, en bas. Et vous qui êtes là, en haut, à prendre le relais, vous vous en trouvez le cœur réjoui. J’aime tant. Merci de vos mots. Prenez-en soin à votre tour, remplissez-vous les yeux de leur présence, petits vivants qu’ils sont, et saluez-les de ma part.

    6 avril 2014
  20. Francine Lessard #

    Bonjour M. Provencher!

    Ce matin, j’ai eu la grande surprise de voir mon premier bruant des neiges, solitaire, il est resté un bon bout de temps parmi les mésanges. Quel oiseau magnifique, j’espère en voir d’autres!

    Francine, St-Malachie

    6 avril 2014
  21. Jean Provencher #

    Bravo, chère Francine ! Mais ayez l’œil ouvert, car ils vont partir vers le Nord très très bientôt. Salutation à Vous.

    6 avril 2014
  22. nornand Laprise #

    J’en ai un groupe d’environ 50 autours de la maison sdepuis une semaine. Au Lac ST-Jean,C’est la première fois que J’en apercois

    21 avril 2014
  23. Jean Provencher #

    Hé, merci beaucoup, cher Monsieur Laprise, de votre message. Informez-vous auprès d’eux, s’il vous plaît, pour savoir si c’était les miens ici, en bas, qui sont disparus voilà une quinzaine de jours. Si oui, ne manquez pas de les saluer pour moi.

    Sans blague, je suis heureux de votre message. Ça confirme que les Bruant des neiges nous sont réapparus cet hiver. Dans mon coin, ça faisait plusieurs années que je ne les voyais plus.

    21 avril 2014
  24. Brigitte Lavoie #

    Ils sont arrivés à Mirabel

    28 octobre 2014
  25. Jean Provencher #

    Merci beaucoup, chère Vous, de cette belle nouvelle ! Dites donc, fin octobre, c’est fort tôt !

    28 octobre 2014
  26. Chantal #

    Bonjour, aujourd’hui j’ai pu apercevoir une volée de Bruant des neiges, dans ce qu’on appelle le pit de sable sur le Boul.Raymond à la sortie de Beauport…vraiment extra comme oiseaux!

    4 mars 2015
  27. Jean Provencher #

    Merci à Vous, chère Chantal. Ça rassure. Cet oiseau, qu’on a beaucoup chassé sur la côte de Beaupré, l’île d’Orléans et la côte du Sud, qu’on vendait en couronnes de 12 ou 24 aux marchés de Québec pour en faire du ragoût, est toujours là avec nous. Bonne nouvelle, bonne nouvelle. On n’aura pas réussi à l’exterminer.

    4 mars 2015
  28. judith #

    Merci de tout ces commentaires sur le Bruant des neiges. Je suis très heureuse de pouvoir l’observer de près cette année. Se tiennent sur la ligne d’électricité de la maison, et la mangeoir dessous est un point formidable pour les nourrir et les observer. En passant il y en a un qui vient à ma fenêtre fouiner les grains que l’écureil étends. Ils sont habituer a ma présence maintenant presque deux mois…Je demeure surprise de un en particulier que j’appel le rockeur, il se bât avec ses compères brave le tout et occupe l’espace au sol en courrant après les autres pour garder son territoire. C’est le seul à se comporter ainsi. Allez et merci de ce site interressant. Bonnes observations printanières. Judith de Saint-Sébastien-de -Frontenac, Qc.

    30 mars 2015
  29. Jean Provencher #

    Merci infiniment, chère Judith ! Je vois que Vous vivez le pur bonheur avec ces petits êtres venus du Nord pour passer l’hiver avec nous. Nous les avons tant chassés, mais ils se sont maintenus et se maintiennent. Bravo de les accueillir, et remplissez-Vous les yeux et le cœur, car ils ne sont pas toujours là, même en hiver. Très bientôt, ils retourneront s’aimer en haut.

    30 mars 2015
  30. Micheline Tremblay #

    Bonjour M. Provencher. Nous étions trois femmes à marcher près du Lac-St-Jean (Bôme) par une belle matinée de novembre et dans le sentier en avant de nous, nous nous sommes retrouvées à marcher longuement avec deux beaux spécimens, pas farouche du tout. Ils ont marchés en avant de nous à environ 7 à 8 pieds, c’était incroyable. On les a suivis un bon 5 minutes jusqu’au bord du lac. (À ce moment-là, nous ne savions pas quels oiseaux c’étaient). C’était la première fois que nous voyons ces oiseaux, de toute beauté.

    17 décembre 2015
  31. Jean Provencher #

    Quelle chance Vous avez eue, Madame Tremblay, car ils ne se laissent pas facilement approchés ! En effet, ce sont des oiseaux magnifiques. Ici, cette année, je n’en ai pas encore aperçu. Joyeuses Fêtes à Vous !

    18 décembre 2015
  32. Ray #

    Comme j’aime voir ce petit oiseau blanc se déplacer en groupe le long d’un chemin forestier où je vais marcher. Moi, je ne le chasse pas, mais mon père me racontait que cet oiseau était très apprécié pour sa chair. Je crois aussi qu’on le nommait  » ortolan des neiges « .

    19 avril 2016
  33. Jean Provencher #

    Vous avez bien raison, Monsieur Ray.

    Aujourd’hui, il est protégé. Mais on le chassait beaucoup sur la Côte-de-Beaupré et à l’île d’Orléans. Et il eut beaucoup de noms dont celui d’ortolan, en effet. Mais on l’appelait aussi entre autres, le petit oiseau des neiges, le petit oiseau de misère, le petit oiseau blanc, etc.

    Merci beaucoup de votre mot.

    19 avril 2016
  34. Hélene Bouffard #

    Oui bonjour Monsieur Provencher,

    J’en ai vu un bon groupe ce midi, chez moi, à Lac-Etchemin. Et en faisant mes recherches, j’ai vu que ce sont des bruants des neiges, grâce a vous. Quand j’étais petite, nous les appelions les oiseaux de Noël. Merci beaucoup.

    31 décembre 2016
  35. Jean Provencher #

    Dieu que Vous êtes gentille de nous signaler cette observation, chère Hélène ! C’est beau l’appellation d’oiseau de Noël.

    Moi, je ne les ai point vus encore cette année, je demeure aux aguets. Mais il faut dire que, certaines années, il ne nous est pas donné de les apercevoir.

    Merci beaucoup. Et très belle année 2017 à Vous.

    31 décembre 2016
  36. christiane abran #

    depuis 12 ans que nous sommes à notre ferme à Saint-Joachim-de-Shefford en Estrie et c’est le premier hiver où nous avons la chance de voir un quarantaine de bruants des neiges depuis 3 jours. Vuspour la première fois au pied d’une des mangeoires, nous avons dispersé des graines par terre pour eux. Quel beau spectacle, un beau cadeau de la nature cet hiver.

    6 février 2017
  37. Jean Provencher #

    Ah, chère Madame Abran, Vous avez tellement raison. D’abord, c’est bien de répandre de la graine au sol, comme Vous avez fait, de la graine dite mélangée, même si, habituellement, on ne la conseille pas, parce que ce ne sont pas toutes les graines qui plaisent aux oiseaux. Donc certaines sont perdues, c’est certain.

    Par ailleurs, il me faut Vous dire qu’après six ans très bientôt de l’existence de ce site interactif — ce que les gens appellent «blog» ou «blogue», mais je n’aime pas ce mot, contraction de web et log — si je me fie aux statistiques sur les oiseaux, c’est le Bruant des neiges qui est le plus populaire de tous. Et de loin. Comme si nous avions une tradition d’amour pour ce petit oiseau à qui on a donné de nombreux noms. C’est le plus aimé, dirait-on, le plus célébré.

    S’il m’était donné d’organiser quelque part une grande exposition sur un seul oiseau du Québec et que le critère premier serait la popularité, l’amour même dirais-je pour l’oiseau, elle porterait sur le «petit oiseau des neiges», beau et charmant.

    6 février 2017
  38. Bourget #

    Je suis Gaspésienne mais maintenant j’habite en Suisse,je ne connais pas ces oiseaux qui sont magnifiques. Merci pour vos explications.

    20 avril 2017
  39. Jean Provencher #

    Tout à fait, il est magnifique, chère Gaspésienne. Et, vraiment, selon les messages que je reçois à son sujet sur ce site depuis six ans dans un mois, il me semble l’oiseau d’ici le plus aimé.

    Ce billet est le plus souvent visité des 7 165 à ce jour.

    20 avril 2017

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