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Une scène bien de saison au marché Champlain

En 1858, pour fêter le 250e anniversaire de la fondation de la ville, Québec fait construire à l’anse du Cul-de-Sac le marché Champlain, la halle la plus imposante de tous les marchés des environs. Bâti de la pierre provenant des ruines du parlement du Canada incendié quatre ans plus tôt au sommet de la côte de la Montagne, là où se trouve aujourd’hui le parc Montmorency, l’édifice de style néo-classique est important; il compte trois étages et mesure près de 70 mètres de longueur par 30 de largeur. Inauguré en 1860, ce marché fort impressionnant pour l’époque remplace désormais celui de la place Royale, devant l’église Notre-Dame-des-Victoires.

Nous y voici le 31 octobre 1903 et voilà une scène bien de saison. Le journal Le Soleil écrit :

C’est sur le marché Champlain, comme d’habitude, surtout à la fin de la saison et des traversées des bateaux cabotiers faisant le trajet entre Québec et les paroisses d’en haut, que l’affluence des acheteurs et des vendeurs était la plus considérable, ce matin. La place du marché était entièrement couverte et c’était un brouhaha indescriptible.

Les conversations entre acheteurs et vendeurs, les cris des charretiers s’adressant à leurs bêtes de somme, les airs nasillards sur l’accordéon de la fille aveugle se mêlaient à la voix de stentor du marchand ambulant de remèdes et d’un nouveau vendeur d’un savon qui enlève toutes les taches… sur les vêtements s’entend.

On remarquait sur le marché, ce matin, de jolis petits lapins vivants à 30 centins le couple, un chien épagneul et des serins, à part naturellement des produits de la ferme et les denrées alimentaires traditionnelles.

 

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