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Articles de la catégorie ‘La culture’

Je suis arrivé hier à 10 heures 10. Le chat adolescent, que je n’avais pas vu depuis cinq jours, vient me saluer et couche même sur mes bottes. Où était-il, je l’ignore. La chatte, elle, qui a refusé d’entrer dans la maison avant-hier, est disparue.

J’ai noté au fil du temps plusieurs passages çà et là sur la création, l’étonnement, le sens du merveilleux et de la découverte.

Voici l’historien, anthropologue et journaliste Emmanuel Todd, né à Saint-Germain-en-Laye le 16 mai 1951. Vous pouvez le retrouver à une page Wikipédia à son nom.

Critiquant l’ouvrage de Lewis S. Feuer, Einstein et le conflit des générations, Emmanuel Todd écrit : « Feuer met l’accent sur un point capital lorsqu’il souligne les fondements infantiles de la curiosité scientifique. Einstein donnait lui-même une explication à sa découverte : « L’adulte normal ne se casse jamais la tête au sujet des problèmes d’espace et de temps. À son sens, tout ce qu’il faut penser à ce propos a déjà été élaboré dans sa petite enfance. Mais moi je me suis développé si lentement que je n’ai commencé à m’interroger sur l’espace et le temps que quand j’étais déjà adulte. En conséquence, j’ai creusé le problème plus à fond que ne l’aurait fait un enfant ordinaire. »

Le Monde (Paris), 17 novembre 1978.

Le chaton magnifique a pris la chaise près du poêle.

Ils sont frères.

Les revoici ensemble.

Dans la maison, il y avait la chatte et quatre chatons, dont ces deux.

Ce chaton avait passé la nuit dehors, caché quelque part, et me saluait hier avant-midi. Nous étions tous deux heureux de nous voir.

J’ai noté au fil du temps plusieurs passages çà et là sur la création, l’étonnement, le sens du merveilleux et de la découverte.

Voici ce texte de Colin Martindale (1943-2008), professeur à l’université du Maine pendant 35 ans.

Les artistes créateurs soulignent tous la nature spontanée et incontrôlable de leur inspiration, le caractère imprévisible des idées nouvelles. Il y a plusieurs années, en analysant certaines études, j’ai découvert que les sujets créatifs se décrivaient en employant des adjectifs qualifiant un état de non-inhibition (tels que « enthousiastes », « péremptoires », « impulsifs » alors que les non-créatifs se décrivaient comme satisfaits, conventionnels, vertueux, rationnels… Arthur Koestler a remarqué que les grands savants sont extrêmement sceptiques, « au point de se montrer souvent iconoclastes dans leurs attitudes envers les idées traditionnelles, les axiomes, les dogmes », alors qu’ils font preuve « d’une ouverture d’esprit qui les prédispose à une naïve crédulité envers les nouveaux concepts ». On peut observer ce phénomène dans n’importe quel musée, classe, jardin public ou salle de concert. Confrontés à la nouveauté — qu’il s’agisse de dessin, de musique ou d’idée — les individus créatifs se sentent excités et concernés, alors que les non-créatifs se montrent méfiants ou même hostile. »

Colin Martindale, Intelligence et créativité, Psychologie, 70 (novembre 1975) : 42.

En voilà un qui se plaît dans la fenêtre ensoleillée.

Le chaton magnifique a laissé la place.