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Ah la tombée des feuilles !

tapis-de-feuilles

Difficile à supporter pour certains, à Napierville.

Nous sommes présentement en plein automne et, outre le froid et le mauvais temps continuel, les millions de feuilles mortes qui jonchent actuellement les trottoirs et les rues de notre petit village sont là pour l’attester.

Est-il dans les nombreuses lois qui régissent la nature quelque chose de plus remuant et de plus impressionnant que la tombée des feuilles ?

Cette quantité innombrable de feuilles naguère si vertes et si belles, maintenant jaunies et flétries par le souffle froid de l’automne, sont bien véritablement l’image de notre pauvre humanité; car proportion gardée de la durée des hommes et des feuilles en jetant un regard rétrospectif de quelques cinquante ans en arrière, que d’être humains, que de nobles têtes, belles et fières, reposent à quelques pieds sous les feuilles mortes de 1889 !

Est-il une époque plus triste, plus mélancolique, et plus propre à nous porter à la rêverie et à la réflexion que celle de la tombée des feuilles ?

Que de tristesse, que de soupirs et de souvenirs résident dans ces simples mots : la tombée des feuilles !

 

  1. M. O.

 

Le Franco-Canadien (Saint-Jean-sur-Richelieu), 25 octobre 1889.

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