Requiem pour le Café anglais à Paris
Balzac y fait référence, Flaubert y met en scène un grand déjeuner, un personnage de Maupassant y dîne, Stendhal y soupe trois fois par semaine, de Musset, Dumas et Sue sont des habitués, voilà ce que dit sa page Wikipédia.
Le quotidien montréalais La Patrie, du 8 juin 1910, évoque sa disparition prochaine.
Un autre coin de Paris semble appelé à disparaître bientôt. C’est le Café Anglais, un des rares établissements publics existants, qui datent des premières années du siècle dernier.
Il a fait les délices des ducs et des empereurs. Bismarck, le roi de Suède, Edouard VII, la reine isabelle, Li Hung Chang et le roi Milan de Serbie, ont tous savouré des crûs rares dans des salons simplement décorés.
Il a vu aussi dans le temps les réunions des plus fins esprits littéraires et artistiques de France; mais, depuis quelques années, le Café Anglais avait pris un air de morne quiétude et n’était plus que bien rarement la scène de fêtes aussi splendides que celles auxquelles son nom avait été associé pendant plus de quatre-vingt ans.
La photographie du Café anglais en 1910 apparaît sur la page Wikipédia qui lui est consacrée.

