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Branle-bas sur le fleuve depuis Québec

Steamer Druid

Nous le savons, au début de décembre, le temps presse pour la navigation sur le fleuve. Les heures sont comptées. Le correspondant de La Patrie à Québec décrit la situation.

Le dernier froid a rapidement formé la glace sur le fleuve. Dans l’espace de 24 heures, le Saint-Laurent en a été couvert, et l’on remarque des glaces jusqu’à trois pouces d’épaisseur [un peu plus de 7, 5 cm].

C’est à travers les glaces que les derniers steamers ont quitté Québec. L’Euphémia est parti vendredi soir [1er décembre] après avoir complété sa cargaison qui comprend 73,000 minots de maïs et environ 800 tonnes de marchandises générales.

C’est le pilote Camille Bernier qui a conduit ce steamer jusqu’à la Pointe au Père.

Un charbonnier norvégien est parti samedi matin, en se frayant un chemin à travers les glaces.

Le Lake Michigan part aujourd’hui, en compagnie du brise-glace Montcalm qui l’accompagne jusqu’au Bic.

Depuis vendredi, le Druid et le Montcalm ont été occupés à l’enlèvement des bouées. Quelques bouées ont été enlevées avec beaucoup de difficultés à cause de la glace.

La Canadienne, capitaine Chalifour, est allée prendre ses quartiers d’hiver à Sorel, où elle subira des réparations.

 

La Patrie (Montréal), 4 décembre 1905

La photographie du Druid apparaît sur le site de Bibliothèque et Archives Canada. Ce navire a travaillé si longtemps sur le Saint-Laurent qu’il y aurait une histoire du fleuve à faire, le temps de son existence, à partir de ses allées et venues depuis Montréal jusqu’à Pointe-au-Père. Par exemple, il mettait en place les bouées au printemps et les enlevait à l’automne.

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