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Révolte des Indiens de Saint-Régis

À la frontière du Québec, de l’Ontario et de l’État de New-York, se trouve Saint-Régis, le lieu d’une réserve Mohawk. Aujourd’hui, on parle davantage d’Akwesasne.

Au début de mai 1899, sans en donner clairement la raison, un journaliste de Cornwall, en Ontario, parle d’une révolte des Indiens de Saint-Régis. Et L’Écho des Bois-Francs du 6 mai reprend son papier.

De nouveaux désordres se sont produits sur la réserve de St-Régis, à quelques milles d’ici. 4 ou 5 policemen sont arrivés sur la réserve et ont arrêté Jake Fire, Peter Fire, Angus Babonneau et Peter Lampson, quatre des chefs de la révolte contre les autorités fédérales, qui a eu lieu en mars dernier, et a eu pour cause l’élection de chefs.

Un grand nombre de Sauvages se sont réunis autour de la maison de G. Long, l’agent des Sauvages, où les prisonniers ont été incarcérés, et ont demandé leur mise en liberté. Dans la mêlée, l’un des Sauvages, Jake Ice, a été atteint au cœur par une balle tirée par un des policemen, et 2 autres ont été blessés; Jake Sunday a reçu une balle dans la figure, P. Somebody, une balle dans l’épaule.

Ces deux blessés sont gravement atteints.

La police s’est enfuie ensuite avec ses prisonniers à bord du remorqueur «Beaver» et s’est rendue à Beauharnois où les 4 chefs sont maintenant sous les verrous.

Les Sauvages de la réserve sont très agités. On attend avec anxiété la prochaine mesure du gouvernement fédéral.

* * *

Et L’Écho des Bois-Francs ajoute un communiqué en provenance d’Ottawa :

On exprime beaucoup de regret, ici, au sujet de ce qui est arrivé à St-Régis, entre les Indiens et la police du Dominion. C’est le colonel Sherwood qui commandait les constables, et c’est lui qui assure toute la responsabilité de la mort de Jake Ice. Après avoir télégraphié les détails complets de l’affaire au gouvernement, le colonel Sherwood est allé se mettre à la disposition des autorités à Huntington.

 

Dans le texte suivant en langue anglaise, rédigé par Darren Bonaparte et paru dans les Wampum Chronicles, on en saura davantage sur cette histoire que les Amérindiens ont encore en mémoire à Akwesasne.

Darren Bonaparte, qu’on aperçoit si haut, un Amérindien de la communauté d’Akwesasne, a créé en 1999 ce site internet des Wampum Chronicles, dans lequel on trouve plusieurs articles sur l’histoire de cette communauté mohawk. La photographie de Bonaparte apparaît au début de ces chroniques.

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