Skip to content

Connaissez-vous le Cantique des Cantiques ?

Immense chant d’amour. Sûrement l’un des plus beaux à ce jour. On le retrouve dans l’Ancien Testament, entre L’Ecclésiaste et le Livre de la Sagesse.

On ne sait trop qui l’a composé. On croit qu’il s’agit du fils de David, Salomon, car ce roi, ayant vécu il y a 2 100 ans, avait composé des cantiques. Mais une seule chose est attestée à ce sujet : l’existence même de ce brûlant chant d’amour mutuel.

Dans la Bible que je possède, la première phrase qui présente ce chant incroyable va ainsi :

Le Cantique des Cantiques, c’est-à-dire le Cantique par excellence, chante dans une suite de poèmes l’amour mutuel d’un Bien-aimé et d’une Bien-aimée, qui se joignent et se perdent, se cherchent et se trouvent.

Voici deux courts extraits.

L’époux.

Que tu es belle, ma bien-aimée,

que tu es belle !

Tes yeux sont des colombes,

derrière ton voile ;

Tes cheveux comme un troupeau de chèvres,

ondulant sur les pentes de Galaad.

Tes dents, un troupeau de brebis tondues

qui remontent du bain.

Chacune a sa jumelle

et nulle n’en est privée.

Tes lèvres, un fil d’écarlate,

et tes discours sont ravissants.

Tes joues, des moitiés de grenade,

à travers ton voile.

Ton cou, la tour de David,

bâtie en forteresse.

Mille rondaches y sont suspendues,

tous les boucliers des preux.

Tes deux seins, deux faons,

jumeaux d’une gazelle,

qui paissent parmi les lis.

 

Avant que souffle la brise du jour

et que s’évanouissent les ténèbres,

j’irai à la montagne de la myrrhe,

à la colline de l’encens.

 

Tu es toute belle, ma bien-aimée,

et sans tache aucune. […]

 

Tu me fais perdre le sens,

ma sœur, ma fiancée,

tu me fais perdre le sens !

*******

L’épouse

J’entends mon Bien-aimé.

Voici qu’il arrive,

sautant sur les montagnes,

bondissant sur les collines.

Mon bien-aimé est semblable à une gazelle,

à un jeune faon.

 

Voilà qu’il se tient

derrière notre mur.

Il guette par la fenêtre,

il épie par le treillis.

 

Mon Bien-aimé élève la voix,

il me dit :

« Viens donc, ma bien-aimée,

ma belle, viens.

Car voilà l’hiver passé, c’en est fini des pluies, elles ont disparu.

Sur la terre les fleurs se montrent.

La saison vient des gais refrains,

Le roucoulement de la tourterelle se fait entendre,

sur notre terre.

Le figuier forme ses premiers fruits

et les vignes en fleur exhalent leur parfum.

Viens donc, ma bien-aimée,

ma belle, viens. […] »

 

Mon Bien-aimé est à moi, et moi à lui.

Il paît son troupeau parmi les lis.

 

Avant que souffle la brise du jour

et que s’évanouissent les ténèbres,

reviens !  Sois semblable,

mon Bien-aimé, à une gazelle,

à un jeune faon,

sur les montagnes de l’alliance.

 

Sur ma couche, la nuit, j’ai cherché

Celui que mon cœur aime.

Je l’ai cherché, mais ne l’ai point trouvé !

Je me lèverai donc, et parcourrai la Ville.

Dans les rues et sur les places,

Je chercherai celui que mon cœur aime.

…. Je l’ai cherché mais ne l’ai point trouvé !

 

Les gardes m’ont rencontrée,

ceux qui font la ronde dans la ville :

« Avez-vous vu celui que mon cœur aime ? »

 

À peine les avais-je dépassés,

j’ai trouvé celui que mon cœur aime. […]

 

Mon Bien-aimé est frais et vermeil,

il se reconnaît entre dix mille.

Sa tête est d’or, et d’un or pur ;

ses boucles sont des palmes,

noires comme le corbeau.

Ses yeux sont des colombes,

sur l’eau d’un bassin,

se baignant dans le lait,

posées sur un océan.

Ses joues, des parterres d’aromates,

des massifs parfumés.

Ses lèvres, des lis;

elles distillent le myrrhe vierge.

Ses mains, des globes d’or,

garnis de pierres de Tarsis.

Son ventre, une masse d’ivoire,

couverte de saphirs.

Ses jambes, des colonnes d’albâtre,

posées sur des bases d’or pur.

Son aspect est celui du Liban,

sans rival comme les cèdres.

Ses discours sont la suavité même,

et tout en lui n’est que charme.

Tel est mon Bien-aimé, tel est mon ami,

filles de Jérusalem. […]

 

La Sainte Bible, traduite en français sous la direction de l’École biblique de Jérusalem, Paris, Les Éditions du Cerf, 1956, p. 859-861, 863-864.

No comments yet

Publier un commentaire

Votre adresse courriel ne sera pas publiée. Vous pouvez utiliser des balises HTML de base dans votre commentaire.

S'abonner aux commentaires via RSS