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«Statistique intéressante»

saint-cyrille-lisletChaque localité tient à faire connaître le nombre de ses vieillards. Aujourd’hui, c’est la paroisse de Saint Cyrille de l’Islet, qui nous apprend qu’on vit aussi vieux là qu’ailleurs.

Encore quelques mois, et nous aurons dit que le climat est également salubre partout au Canada.

En attendant, faisons le dénombrement des septuagénaires et des octogénaires de Saint Cyrille, paroisse qui ne compte que 900 âmes :

On trouve 23 habitants ayant de 70 à 80 ans, et 14 autres qui ont célébré leur quatre-vingtième anniversaire.

Le plus âgé de la paroisse est M. Langlois, oncle de feu Mgr Baillargeon, 91 ans; son épouse, 86 ans.

Il y a dans la même maison une vieille veuve de 84 ans.

Ce qui forme un total de 261 ans !

On comprend aussi dans cette paroisse plusieurs ménages dont le mariage date de plus de 60 ans.

Une vieille octogénaire vient encore à pied à l’église — une distance de 3 milles; une autre fait tous les plus forts ouvrages de ménage : lavage de plancher, lessive, etc…… et la bonne vieille assure qu’elle est aussi alerte qu’à l’âge de 15 ans.

Il faut remarquer enfin que dans cette paroisse il ne s’est point vendu de boisson forte depuis sa fondation qui remonte à 40 ans.

 

Le Canadien (Québec), 15 septembre 1884.

La photographie prise à Saint-Cyrille de L’Islet est déposée à la Bibliothèque et Archives nationales du Québec à Québec, Collection Magella Bureau, Cartes postales illustrant des lieux, Canada, Province de Québec, cote : P547,S1,SS1,SSS1,D428.

7 commentaires Publier un commentaire
  1. Hugo Potvin #

    Bonjour je ne sais pas d’où viens vos réference pour la photo mais je peux vous certifier qu’il s’agit d’un batiment de St-Cyrille-de-Wendover toujours existant.

    16 janvier 2017
  2. Jean Provencher #

    Merci, Monsieur Potvin. Mais Bibliothèque et Archives nationales du Québec, d’où vient l’image, précise qu’il s’agit d’une photographie prise à Saint-Cyrille de L’Islet. Et vous avez vu, sur l’image, une vieille écriture d’autrefois précise Saint-Cyrille.

    16 janvier 2017
  3. Esther #

    Il est bien écrit “St-Cyrille” sur la photo, mais sans aucune autre mention… de L’Islet ou Wendover. Je ne mets pas votre parole en doute, cher monsieur Jean, mais si ce bâtiment existe encore et qu’on peut le prendre en photo pour comparer, pourquoi pas ? À vous la réponse, monsieur Potvin.
    (après une courte recherche via google, les liens pour “Donat Côté” me mènent pratiquement tous à St-Cyrille… de Wendover. Fin du 19e, tournant du 20e siècle…) Attendons voir la suite !

    17 janvier 2017
  4. Jean Provencher #

    Ah, chère Madame Esther, mes 5 ans d’école en histoire m’obligent à croire au libellé écrit par la Bibliothèque et Archives nationales du Québec. Pour moi, jusqu’à preuve du contraire, que voulez-vous, c’est bien écrit «L’Islet». On nous enseigne la précision de nos sources, toujours. Imaginez, par exemple, qu’on se retrouve en cour, dans une autre cause bien sûr, mais que ce terme est vital, l’historien, devant le juge. et qui n’est aucunement mêlé au litige, doit dire au juge que la responsabilité est sur la source et non la sienne, qui a bien cité la source. Jusqu’à preuve du contraire, pour moi, j’en suis là. C’est la manière d’exercer notre métier qu’on nous apprend. Si la source est mauvaise, il faut apporter une preuve qui la contredise, l’historien ne peut se promener comme un luron, vaille que vaille. On nous apprend d’être inflexible jusqu’à preuve du contraire. Cela dit, c’est certain qu’il arrive, à l’occasion, qu’une source soit dans les pommes de terre.

    P. S. Je ne sais si vous avez remarqué, toujours, quand je l’ai, je cite ma source. Ce qui n’est souvent pas la manière de faire sur internet… même de la part de journalistes chevronnés. On emprunte joyeusement le travail d’un autre sans lui donner aucun crédit, laissant croire alors, veux, veux pas, que le génie vient de lui. Misère.

    Citer sa source, c’est rendre sérieux un travail. Ça n’enlève absolument rien à un auteur qui l’a utilisée, bien au contraire. Merci à vous, chère arbitre depuis votre salon chez vous; je sais que ce travail ne vous déplaît pas.

    18 janvier 2017
  5. Esther #

    Entièrement d’accord je suis avec votre propos sur les principes rigoureux à bien observer dans le domaine de l’histoire… Et je souligne ces paroles, “jusqu’à preuve du contraire”. Point majeur… !

    Oh que oui, j’ai remarqué que vos sources sont bien indiquées, avec force détails comme le demande la bonne manière de faire et je vous en remercie et félicite, vraiment.

    Pas plus tard que ce soir je soulignais à un ami le fait que de plus en plus de photos sont partagées par tout chacun et partout, comme si elles tombaient du ciel, libres de tout droits, sans propriété intellectuelle, sans références, en libre-service… Cela m’insupporte. Manque d’éducation, de responsabilisation, laisser-aller général, et que sais-je encore…

    19 janvier 2017
  6. Hugo Potvin #

    Pour être un fervent utilisateur de BanQ, je sais que les erreurs humaines y sont fréquentes.

    Je peux vous apporter la preuve de mes propos puisque j’ai en ma possession plusieurs photos de ce même bâtiment au fil des décennies, ainsi que l’album souvenir paroissial où se retrouve ces photos ainsi que le nom de Donat Arthur Coté. Vous n’avez qu’à m’écrire sur facebook ”Hugo Ash Potvin” et je vous ferai parvenir ces photos. Sinon, en attendant vous pouvez toujours aller constater sur Google Street View à cette adresse: 4260 Rue Principale, Saint-Cyrille-de-Wendover, QC J1Z 1E2. Vous reconnaîtrai la structure.

    11 octobre 2018
  7. Jean Provencher #

    Merci beaucoup, Monsieur Potvin, de votre offre, mais je n’utilise pas Facebook.

    11 octobre 2018

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