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Lors d’un spectacle d’animaux savants

piano mecanique

La scène se passe dans une petite ville de province, en France, où, pendant la fête, un saltimbanque est venu installer un théâtre d’animaux savants.

Le clou de la représentation consiste dans l’exécution… à deux pattes d’un morceau de piano par un joli griffon qui répond au nom de Tom. La salle pleine d’un public anxieux, Tom, en effet, se présente, saute allègrement sur le tabouret placé devant le clavier, s’assied la queue en trompette et se met à jouer très correctement Tout à la joie, de Farbach.

Tout à coup, un farceur — et un sceptique placé au fond de la salle — se met à crier : «Chat !… Chat !…»

Aussitôt, Tom se retourne, la gueule entr’ouverte, le poil hérissé, et d’un bon disparaît pour courir à la recherche de l’ennemi héréditaire, tandis que continue à résonner le motif de Tout à la joie.

Le piano était un piano mécanique !…

 

La Patrie, 2 octobre 1894.

L’illustration se trouve sur la page Wikipédia consacrée au piano mécanique.

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